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VANIER Jean Louis Jules
- FFC
- FFI
- Vagabond Bien Aimé
- FAMILLE MARTIN
- MARATHON
Date de naissance: 22/05/1903  à Le Havre (76)
 
Fils de Jules Vanier et de Suzanne Gutton son épouse, né au Havre le 22 mai 1903, Jean Louis Jules VANIER, marié à Geneviève née Gaussères était domicilié 74 rue du Maréchal Galliéni. Il était Docteur en médecine (ancien interne des hôpitaux de Paris et ancien chef de clinique de la Faculté de Paris). Il exerce la Médecine au Havre à partir de 1933.
Médecin lieutenant en 1927, puis médecin lieutenant de réserve, il fut dégagé des obligations militaires en 1938, en raison de sa situation familiale : il était père de onze enfants nés entre 1930 et 1945.
Jean Vanier fut affilé en tant qu'agent occasionnel du réseau Famille Martin entre le 15 juin 1942 et le 30 septembre 1943. Ce réseau subordonné au War office britannique était consacré au renseignement militaire et au sabotage du matériel roulant. Son PC était à Marseille et des sous-réseaux existaient dans plusieurs régions dont la Normandie. 7 Havrais en ont fait partie.
Il entra en contact avec ce réseau par l’intermédiaire de Yvonne Favé, chef de secteur du Havre, tel qu’il le relate dans son dossier de demande de titre : ‘ « Je connaissais Madame Favé depuis de nombreuses années pour l’avoir soignée et eu recours à ses qualités d’infirmière. Au début de l’invasion, nous avons échangé nos impressions et n’avons pas tardé à nous apercevoir que nous étions dans les mêmes sentiments. Madame Favé m’ayant laissé entrevoir le rôle qui lui était dévolu, je lui ai demandé dans quelle mesure et comment je pourrais l’aider puisque, malheureusement, ma situation de famille ne me permettait pas de rejoindre les troupes du général de Gaulle (où servent comme officiers mes deux beau-frères).
Madame Favé a attiré mon attention sur la situation désastreuse où se trouvaient les familles des Français emprisonnés ou fusillés par les Allemands, ou apparentés à des anglais, puisque tout secours officiel leur était refusé. Je lui ai donc remis à l’intention de ces familles quelques subsides en espères ou sous forme de ravitaillement.
Par la suite nous nous sommes opposés, elle et moi, de toutes nos forces et par tous les moyens à la honteuse déportation des Français, spécialement des jeunes, en Allemagne. Nous avons été assez heureux grâce à des certificats médicaux appropriés et à la complaisance de fonctionnaires français, pour éviter la déportation à la plupart de ceux qui se sont adressés à nous. Madame Favé, en outre, a pu me procurer de fausses cartes d’identité pour mettre à couvert certains de ces jeunes gens.
Pendant quelque temps, Madame Favé m’a confié des plans d’importance militaire et des documents relatifs à la Résistance. Mais par suite d’une imprudence commise par un inconnu, mon nom est parvenu à la Police française en juin 1943, et trois mois après une convocation au Commissariat de Police à l’Hôtel de ville qui paraissait devoir tout terminer, la Gestapo a effectué une descente inopinée à mon cabinet le 1er septembre 1943. Heureusement, après une heure de perquisition, les deux policiers allemands se sont retirés sans rien trouver, les documents compromettants étant cachés au grenier, et je n’ai plus été inquiété. Mais par la suite, me sachant repéré, je n’ai plus osé prendre de dépôt.
Jusqu’à la fin de la guerre, j’ai agi de mon mieux pour entraver les réquisitions individuelles et le travail forcé des Français pour la machine de guerre allemande ».
Entre 1943 et 1944 Jean VANIER rejoint le Groupe Vagabond Bien Aimé dont il est le médecin au sein du 4e groupe (Andrée Lehaux, chef de groupe). En aout 1944, il rédige des articles pour le numéro journal le Patriote n°21.
Il apporta son témoignage au sujet du Commandant Svétislav Tsiritch :" Je tiens à signaler la conduite de Monsieur Tsiritch qui a fondé et imprimé seul le journal Le Patriote, ayant autour de lui une équipe de jeunes gens qui distribuaient le journal. Il a été emprisonné deux fois par la Gestapo, la première fois en avril, la seconde fois peu avant l’arrivée des troupes Alliées. Il n’a jamais rien divulgué et était prêt plutôt, à se faire tuer (…) Toute cette activité a été donnée malgré une maladie de cœur très grave et il s’est montré plus patriote que beaucoup de Français ».
Jean Vanier fut également recruté en décembre 1943 en tant qu'agent occasionnel (P0) au sous-réseau Narbonne du réseau Marathon.
Le réseau Marathon (dirigé par Adrien Pedron) eut pour vocation de collecter des renseignements d'ordre économique et militaire transmis au BCRA, le service de renseignement de la France Libre à Londres. Le sous-réseau Narbonne, implanté dans la capitale et en Seine Inférieure, avait pour responsable Marcel Serre (basé à Paris) et Marcel Legallais, chef du secteur du Havre.
Jean VANIER est compris dans les effectifs du groupe FFI Tsiritch (matricule 1950 - 5) et s'est engagé volontaire après la Libération du Havre dans l'Armée française au sein du Bataillon de Marche 7 (129e RI) pour la campagne contre l'Allemagne en tant que médecin.
Il a été homologué FFC.
Distinctions : Légion d'Honneur, Médaille de la Résistance française (1947)
Mémoire : Rue du Docteur Vanier au Havre.
Jean VANIER est décédé le 26 novembre 1969 à Sainte Adresse (76).
Variante d'état-civil relevée dans les sources : nom Vannier (Archives Leixa).
Documents annexés : organigramme 1944 du Vagabond bien Aimé - Plaque de la rue Jean Vanier (François Tocqueville) - Dossier PDF GR 16 P 585324 (I. Duhamel)
Histoire de la famille Vanier (accès payant) sur Paris Normandie
Légion d'honneur
Médaille de la résistanceVincennes : GR 16 P 585324
GR 16 P 585324 (I. Duhamel) - Archives Marathon (D. Fouache) - Organigramme 1944 VBA (D. Fouache) - Liste FFC 76 établie par Jean Thomas (M. Baldenweck) - GR 16 P 585324 (I. Duhamel)
Cote 40Z4 - Cote 94Z153 - Cote Bio19
Bibliographie :  Résistance(s). Alain Alexandre et Stephane Cauchois. Editions L'Echo des vagues.
Crédit Photo de la notice :  © Shd Vincennes
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Fiche mise à jour le:  22/03/2025



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