Annuaire des résistant(e)s du Havre
© L'Echo des vagues éd.
LEGALLAIS Marcel Gabriel
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- FFC
- HELPER
- Vagabond Bien Aimé
- L'HEURE H
- MARATHON
- Résistance Intérieure
Date de naissance: 02/09/1912  à Le Havre (76)
 
Né au Havre le 2 septembre 1912, Marcel Gabriel LEGALLAIS (alias Gabriel Colin, Moussette), était le fils de Gaston Legallais voilier et de son épouse Gabrielle Alexandre.
Pupille de la Nation, à 14 ans, il effectue un séjour de trois ans avec son tuteur à Abadan (Perse, Iran). Il s'engage en 1930 au 22e Régiment d'Infanterie Coloniale à Aix-en Provence. Il participe en 1939 à la guerre au Tonkin.
Il se marie le 6 octobre 1939 avec Marguerite Leroy.
Il est fait prisonnier le 18 juin 1940 à Lorient alors qu’il était en congé de convalescence et est réformé le 19 août 1940.
Il regagne Le Havre où il entre en résistance dès novembre 1940 et effectue en février 1941 du renseignement sur les mouvements de troupe, les états-majors, l’identification des unités et du matériel allemand pour Madame Favé (réseau Famille Martin).
Le 10 septembre 1941, il entre à la Compagnie française de Tramways comme électricien pour l’étalonnage des compteurs
En janvier 1943, il rencontre Raymond Guenot et intègre l’Heure H. Après l'arrestation de ce dernier en juillet 1943, Marcel LEGALLAIS met la documentation en lieu sûr et et s'occupe de la nouvelle imprimerie clandestine du journal qu'il installe 25 rue de l'Observatoire au Havre.
Il est lui même recherché suite aux dénonciations d'un certain Bernard Toques, membre du Front National, qui s'est mis au service de la Gestapo suite à son arrestation.
Au terme d'une course poursuite dont fait état le récit La guerre en veston, Svetislav Tsiritch apporte son aide à Marcel LEGALLAIS et le présente en août 1943 au Groupe Vagabond Bien Aimé. Les membres du groupe l'accueillent "à bras ouverts" et le surnomment "Fil de fer" ou "Le Barbu", en raison de sa taille (1,83m), de sa maigreur et de la barbe qu'il a provisoirement dû adopter.
A cette époque, les Vagabonds souhaitent imprimer eux-mêmes leur journal, à l'instar de celui de l'Heure H. Marcel LEGALLAIS met à leur disposition la machine à imprimer de la rue de l'Observatoire, qui va servir à la confection de la nouvelle formule du Patriote, le n° 13.
En décembre 1943, contacté par Yvonne Fave, anciennement chef de secteur du Réseau Famille Martin, il signe un contrat d’engagement au réseau Marathon comme chef du secteur du Havre.
Le groupe de LEGALLAIS participe à la collecte de renseignements militaires tels que les fortifications côtières allemandes, les mouvements de troupes, les photographies et les coordonnées de rampes de lancement des V1.
Marcel LEGALLAIS fournit de manière hebdomadaire un rapport sur l’état du Port du Havre, l’estuaire de la Seine et des chemins de fer en Seine Inférieure.
En mars 1944, averti qu’il fait l’objet d’une enquête de la part des autorités allemandes, il abandonne son domicile et l'imprimerie et décide de passer en Espagne avec son épouse Marguerite.
A partir du 13 mars la police française opère une perquisition quatre jours de suite rue de l'Observatoire et découvre l'imprimerie clandestine.
Le couple est arrêté à Danchéria, à la frontière pyrénéenne par des douaniers allemands, "suite à (la) dénonciation de Bernard Toque", précisera Marcel LEGALLAIS, et ils sont placés en détention à Cambo les Bains une quinzaine de jours.
Libérés, ils rentrent en avril au Havre où Marguerite décède quelques semaines plus tard des mauvais traitements infligés lors de ses interrogatoires.
Outre l'aide apportée aux aviateurs alliés tombés dans la région, à l’approche des Alliés en 1944, Marcel LEGALLAIS constitue dans la région d’Yvetot des groupes de formation paramilitaires et, en liaison avec les troupes britanniques de la 4e Lincoln, il fournit à ce bataillon des renseignements sur la partie Ouest de la Défense du Havre. Il constitue le comité local de la Libération à Fauville en Caux.
Après la Libération du Havre, L'Heure H étant devenu Groupement patriotique de solidarité et d'entraide sous la direction de Jean Thomas, Marcel Legallais fait partie de ses vice-présidents.
Marcel Legallais se remarie le 17 juillet à Rouen avec Hélène Denis.
Marcel LEGALLAIS a été homologué FFC. llet 1948 à Rouen avec
Marcel LEGALLAIS a été homologué FFC.
Distinctions : Médaille de la Résistance française (1946). Cité à l'ordre de la Division avec attribution de la Croix de guerre avec étoile vermeil.
Marcel LEGALLAIS est décédé le 21 janvier 1966 à Saint Martin de Boscherville (76).
Rédaction F. Roumeguère d'après dossier GR 16 P , Isabelle Denis, Brigitte Garin, "Résistance(s)" , "La guerre en veston".
Documents annexés : extrait de La guerre en veston (archives du VBA) -Pièces du dossier GR 16 P 354945 (Jean-Hugues Caillard) - Acte de naissance (Isabelle Denis)
Médaille de la résistanceVincennes : GR 16 P 354945 et GR 28 P 4 125 7
1R3726
Archives L'Heure H (B. Garin) - Liste Heure H établie par Madame Mayer (M. Baldenweck) - Archives Marathon (D. Fouache) - La guerre en veston, archives du VBA (D. Fouache) - GR 16 P 354945 (J-H. Caillard)
Bibliographie :  Résistance(s). Alain Alexandre et Stephane Cauchois. Editions L'Echo des vagues, 2015 - Une famille normande dans la tourmente nazie. Vie et mort du réseau de résistance Salesman. Brigitte Garin, Wooz éditions, 2020 - « Jacques Hamon résistant havrais et défenseur de l'Art », Brigitte Garin et Moira Hamon, éditions Les Choucas 2024 - La Guerre en veston (Vagabond Bien Aimé).
Crédit Photo de la notice :  © L'Echo des vagues éd.
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Fiche mise à jour le:  29/08/2024













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