© Collection Claude Richard
QUEGUINER Jean Julien Louis
- RIF
- DIR
- ISOLE
- DEFENSE DE LA FRANCE
- LIBE NORD
Date de naissance: 30/12/1920  à Le Havre (76)
 
Né au Havre le 30 décembre 1920, Jean Julien Louis QUEGUINER est, en 1941-1942, élève à l’Ecole nationale de navigation de Nantes en vue de l’obtention du diplôme de lieutenant au long cours. Il y est recensé en vue du travail obligatoire en Allemagne mais décide de ne pas répondre à la convocation reçue.
En octobre 1942, il travaille pour le mouvement Défense de la France dirigé dans le secteur par Louis Queguiner auquel il fournit de nombreux renseignements militaires (emplacements des batteries de DCA, projecteurs, pièces d’artillerie, terrains minés, mouvements de navires de guerre…).
Il est également en liaison avec Libération-Nord et son responsable local, le commandant « Noël ».
Début 1944, il intègre le groupe FFI de Locquénolé en qualité d’agent de liaison, de renseignement et de combattant. Il est en outre chargé du recrutement et de la coordination des différents groupes de résistants (témoignage de Jean Henry, adjudant-chef FFI, mars 1948).
Par ailleurs, Jean Queguiner avait reçu du capitaine Moguerou, son chef direct, une mitraillette avec chargeurs et une grenade, avec mission d’en apprendre le fonctionnement aux membres du groupe de résistance de Locquénolé.
Trahi par l’un d’eux qui informa deux miliciens de l’existence de ces armes, Jean Queguiner, un havrais, André Bellec, et Armand Roudaud, un autre résistant du groupe, sont arrêtés le 2 avril 1944 par la Feldgendarmerie et la Milice au cours d'une fête organisée au profit des prisonniers de guerre au restaurant « Le Bruly », à Locquenolé. Jean Queguiner est incarcéré à la prison de Morlaix après un séjour de 48h dans les locaux de la Gestapo.
Transféré à la prison Jacques Cartier de Rennes puis à Compiègne, il est déporté par le convoi du 2 juillet 1944 à destination du KL Dachau (dit le Train de la mort) avec le matricule 77320.
Ce transport resté tristement célèbre sous le nom de « Train de la mort » en raison du nombre élevé des décès (environ 519) survenus durant le voyage suite à des conditions de transport indignes (wagons surchargés et chaleur).
Jean QUEGUINER est par la suite transféré au camp de Neckaretz.
Refusant à plusieurs reprises de travailler pour les Allemands, il est envoyé à Neckargeratz considéré comme un camp disciplinaire.
Il quitte ce camp le 19 décembre 1944 pour celui le kommando de Vaihingen, camp de travail situé entre Karlsruhe et Stuttgart qui, à partir de fin 1944, reçoit de plus en plus de détenus gravement malades, complètement épuisés et incapables de faire le moindre travail. Ils sont logés dans des baraques et généralement abandonnés à leur sort. Vaihingen devient ainsi un vrai camp de la mort, un mouroir terrible et impitoyable. Ce camp est situé entre Karlsruhe et Stuttgart (Bddm).
Jean QUEGUINER est décédé le 28 décembre 1944 à Vaihingen.
D'après la notice biographique établie par Fabrice Bourrée, Musée de la Résistance en ligne
Jean QUEGUINER a été homologué RIF et DIR.
Le Sga indique à tort qu'il fut un résistant dit "isolé".
Distinction : Médaille de la Résistance française à titre posthume (1956).
Mémoire : stèle à Locquénolé (Finistère).
Variantes d'état-civil relevées dans les sources : décédé le 28/12/1944 à Natzwiller (Alsace), transcrit à Locquénolé (29) d’après son acte de naissance - décédé à Neckarelz Kreis Mosbach, (Allemagne) le 28/12/1944, transcrit au Havre le 20 juin 2007.
Document annexé : photographie de la stèle de Jean Queguiner (collection Claude Richard, Musée de la Résistance en ligne)
Médaille de la résistanceVincennes : GR 16 P 494541
Liste 76 des Médaillés de la Résistance française (M. Baldenweck)
Bibliographie :  Train 1709 destination Dachau. Christian Bernadac, Michel Lafon Edit, 1994
Crédit Photo de la notice :  © Collection Claude Richard
Telecharger la notice individuelle de Résistant (PDF)
Fiche mise à jour le:  25/05/2025


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