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GUILLOU Jean Pierre

Chronologie : 1944

Statut : 
  • FFI
  • DIR
Zones d'action: Morbihan

Date de naissance: 20/11/1919  à Le Havre (76)

Mort pour la France : 24/06/1944 Rozangat en Lanvénégen (56)

Parcours dans la résistance :
 

Né au Havre le 20 novembre 1919, Jean Pierre GUILLOU était le fils de François Guillou, chauffeur au Havre puis cultivateur à Spézet (Finistère), et de Marie-Catherine Plusquellec. Célibataire, il était domicilié chez ses parents et exerçait la profession de cultivateur dans la ferme familiale.

Il s’était engagé dans le 2e Bataillon des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) du Morbihan, dit Bataillon de Stalingrad, le 1er juin 1944. Une attestation indique qu’il était encadré par le groupe « Héros de l’Ouest » qui avait pour chef Jacques Guegen et s’était illustré en juin 1944 dans l’attaque d’un camp allemand (nom illisible).

Récit du Maitron : « Le 21 juin 1944 à l’aube, au cours d’une rafle opérée par les autorités allemandes d’occupation, vingt-et-un jeunes hommes furent arrêtés au hameau de Penanprat en Spézet sur dénonciation. Onze d’entre eux qui appartenaient aux FTPF, furent conduits à l’école Sainte-Barbe du Faouët pour y être interrogés.

Condamnés à mort par la cour martiale du Faouët, Jean Pierre GUILLOU, Yves Bloas, Pierre Clech, Michel Clech, François Clech, Jean Clech, Jacques Guéguen, Jean Jaouen, Louis Lollier, Jean Le Roux et Jean Le Goff furent exécutés au bord d’une fosse le 24 juin 1944 à 3 heures du matin, à Rozangat en Lanvénégen. Leurs cadavres ne furent découverts et exhumés que le 5 août 1944 en présence d’un médecin qui constata qu’ils avaient été affreusement torturés. Ils furent ramenés à Spézet pour y être inhumés dans le cimetière communal. Le dénonciateur a été abattu par des résistants.
Une stèle accolée à un mur se dresse sur le lieu de leur exécution à l’écart de la route, dans un champ à l’orée d’un bois, au bout d’un chemin plus praticable. En-dessous d’une Croix de Lorraine encadrée par deux drapeaux français, sont gravés en lettres d’or les noms, prénoms et communes d’origine des onze fusillés ».

Jean Pierre GUILLOU a été déclaré Mort pour la France.

Il a été homologué FFI et DIR à titre posthume (interné résistant)

Distinction : Médaille de la Résistance française à titre posthume (1959).

Rédaction : David Fouache, Florence Roumeguère

Mémoire (Maitron) :
Dans le Finistère :
Après la guerre, une plaque commémorative a été érigée dès 1945 sur le mur extérieur de l’école Sainte-Barbe . « À la mémoire des Patriotes torturés dans cette maison par les Allemands en juin-juillet 1944 ». Ultérieurement une seconde plaque a été apposée dans la cour de l’école devenue le collège Sainte-Barbe : « En ces lieux siégea en juin-juillet 1944 une Cour martiale nazie »
Le nom de Jean Guillou figure sur le monument aux morts de Spézet et sur la plaque commémorative en hommage aux FTP et FFI des maquis apposée place du 2e Bataillon de Stalingrad à Châteaulin.
Dans le Morbihan, le nom de Jean Guillou est inscrit :
- à Lanvénégen, sur la stèle commémorative de Rozangat et sur la plaque « Fosse de Rozangat » du monument aux morts communal,
- à Gourin, sur la liste « Spézet » du monument « Aux Résistants des Montagnes noires victimes du nazisme ».

Jean Pierre Guillou , Maitron

Le Faouet, école Sainte Barbe

Les bretons au lendemain de l’occupation. Chapitre 2. Le processus de brutalisation précédant la Libération

Documents annexés : Lieux de mémoire de Jean GUILLOU dans le Morbihan Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson- Pièces du dossier GR 16 P 279760 (Isabelle Duhamel)


Décorations : 
Médaille de la résistance

Service Historique de la Défense (SHD) : 
Vincennes : GR 16 P 279760
Caen:  AC 21 P 622076

Archives du collectif : 
Liste 76 des Médaillés de la résistance (M. Baldenweck) - GR 16 P 279760 (I. Duhamel) - AC 21 P 622076 (D. Fouache)


Telecharger la notice individuelle de Résistant (PDF)

Fiche mise à jour le:  09/11/2024

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