Col. Arolsen archives
DECHAMPS Fernand André
- FFC
- DIR
- ELEUTHERE
Date de naissance: 21/03/1918  à Le Havre (76)
 
Né au Havre en 1918, Fernand André DECHAMPS, fils de Louis Dechamps et de Henriette Hautot son épouse, était domicilié 21 rue Jules Siegfried au Havre.
Après avoir travaillé pour une entreprise charbonnière de janvier à juin 1943, Fernand Dechamps est affecté aux Marins Pompiers du Havre en tant que maître mécanicien d’aéronautique, et travaille à la base "sous-marine" (des vedettes rapides).
Il recevra le 15 août 1944 une citation à l’ordre de la Marine « pour sa belle conduite au feu lors des bombardements des 14 et 15 juin 1944 avec intrépidité et son action soutenue ».
Profitant de cette mission stratégique, il prit contact avec un agent de la D.G.E.R. auquel il fournit plusieurs plans de blockhaus, d’emplacement de batteries, de défense de la côte, les mouvements du Port et autres renseignements qui permirent, selon sa déclaration « sans doute, l’efficacité des bombardements de juin 1944 sur le Port »
Il devient membre du Réseau Eleuthère au mois de juin 1943 en tant qu’agent P1 de seconde classe et le grade assimilé de sous-lieutenant (n° R.A.E. 392). Il est recensé le 1er mars 1944 avec le grade d’agent P1.
Ce réseau de renseignement fondé par Hubert de Lagarde, dépendait du BCRA (services secrets de la France Libre à Londres). Sa mission était de permettre au 2e bureau de Libé Nord de transmettre à Londres, et d'étendre, toutes ses sources de recherche de renseignement d'ordre militaire, politique et économique. Il compta 660 agents dont 3 Havrais.
Fernand Dechamps a été arrêté le 18 juillet 1944 à la caserne des marins-pompiers sise à la base des vedettes rapides trouvé porteur de documents et plans se rapportant à l'activité allemande, qu'il devait remettre à son chef de secteur, le lieutenant Maurice Dehlinger. Il est interné et torturé par la Gestapo à la prison du Havre du 22 juillet au 4 août 1944.
Faute de preuves, il est transféré à la prison Bonne Nouvelle à Rouen jusqu’au 13 août. Il doit passer avec trois autres détenus en peloton d’exécution. Mais, dans le but de l’impressionner et de le faire parler, son exécution est remise au lendemain. L’interrogatoire reprend sans résultat et le soir même, l’évacuation de la prison était ordonnée devant l’avance rapide des Alliés.
Fernand Dechamps est envoyé au camp de Compiègne jusqu’au 15 août, date de sa déportation. Il est déporté par le convoi de Compiègne du 17 août 1944 et interné au KL Buchenwald le 22 aout (matricule 81056).
Vu sa spécialité de mécanicien d’aviation, Fernand Dechamps est ensuite transféré à l’usine souterraine de Schönebeck, kommando de Buchenwald, en octobre 1944.
Le 11 avril 1945, devant l’avancée alliée, les Allemands décident l’évacuation du camp. Une longue marche de la Mort vers l’Est commence, contournant Berlin et revenant ensuite vers Schwerin.
Fernand Dechamps est récupéré par une jeep américaine aux environs de Schwerin en avril 1945, mais les Américains se replient le soir même à quelques kilomètres, et Fernand Dechamps et trois de ses camarades restent avec les Russes qui venaient eux-mêmes d’arriver. N’ayant pas la force d’aller plus loin, ils ne repartent que le lendemain, deux d’entre eux étant morts pendant la nuit.
Quelques jours plus tard, Fernand Dechamps est rapatrié par la Hollande et la Belgique.
Il a été homologué FFC et DIR (déporté résistant). Distinctions : Médaille militaire (1952).
Il est décédé le 25 juin 2017 à La Seyne-sur-Mer (Var).
Rédacteur : F. Roumeguère
Document annexés : pièces du dossier AC 21 P (D. Fouache)
Vincennes : GR 16 P 163245 et GR 28 P 4 63 59
Listing FMD (M. Baldenweck) - AC 21 P 630169 (D. Fouache)
Cote 115Z9
Crédit Photo de la notice :  Col. Arolsen archives
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Fiche mise à jour le:  17/04/2025









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