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CARPENTIER Gaston Louis Marie
- FFI
- DIR
- FRONT NATIONAL
- FTP
Date de naissance: 22/03/1907  à Cérans-Foulletourte (72)
 
Gaston Louis Marie CARPENTIER, né à Cérans-Foulletourte dans la Sarthe le 22 mars 1907, était le fils d’Edmond, tailleur de pierre, et d’Isabelle née Torché, couturière.
Il s'installe à Troyes après son mariage en 1935, il y travaille à la restauration des églises de la ville. Adhérent du Parti communiste, il est aussi secrétaire du syndicat du Bâtiment à Troyes et devient secrétaire de la 8e région fédérale du bâtiment de la CGT.
Mobilisé en septembre 1939 à Senlis (Oise), ses deux premiers garçons partent vivre au Havre, au 15 rue Henri IV chez les parents Carpentier. Démobilisé comme chargé de famille en mars 1940, il finit par rejoindre toute sa famille désormais réunie au Havre. Gaston Carpentier poursuit ses activités, bien que le Parti communiste soit désormais interdit depuis septembre 1939. Il dirige la cellule communiste du Havre pour laquelle il assure la fonction de trésorier.
De l’été 1940 à avril 1942, il travaille avec son père comme ouvrier maçon dans l’entreprise Thireau-Morel qui travaillait pour les occupants à construire le mur de l’Atlantique. Il exerce alors une responsabilité au secrétariat d’une cellule clandestine du Havre.
Militant du mouvement du Front National, il est adjoint de André Duromea, chef de détachement du groupe FTP en octobre 1941. Sous le pseudonyme de « Louis », il distribue des tracts et participe aux sabotages.
Il est arrêté le 1er mai 1942 par la police française, au 15 rue Henri IV, après avoir été repéré et dénoncé par un policier alors qu’il distribuait au petit matin dans les boîtes à lettres, les tracts du 1er mai 1942. La perquisition à son domicile permet d’en découvrir d’autres.
Emprisonné au Havre ainsi que son épouse Alice (elle fut libérée le lendemain), puis à la prison de Rouen Bonne-Nouvelle, il est condamné à mort en exécution d’un jugement du Conseil de guerre allemand FK 517 du 29 mai 1942. On lui offrit de racheter sa vie s'il consentait à dénoncer ses camarades. Père de 4 enfants, il demanda 48 h pour réfléchir et déclara ensuite : "Plutôt mourir que trahir" (Maitron).
Il est décédé le 10 juin 1942, fusillé à Rouen.
Il laisse une lettre à sa famille : « ma chère Alice, mes chers enfants, Je vais mourir dans une demi-heure. Ma chère Maman, je te remercie de m’avoir rendu heureux pendant toute mon enfance, j’emporte le souvenir le plus tendre de toi, raidis-toi dans la douleur pour sauver les enfants. Ma chère Alice toi aussi si active et si fidèle, je te remercie de m’avoir rendu heureux. » …
Gaston CARPENTIER a été homologué FFI et DIR.
Distinction : Médaille de la Résistance française à titre posthume (1958).
Mémoire : son nom est inscrit sur le Monument Résistance et déportation - Impasse Gaston Carpentier au Havre - Une salle de réunion de la Bourse du Travail de Troyes a pris le nom de Gaston Carpentier.
Documents annexés : Acte de naissance (S. Baudouin) - documents et portrait (archives municipales) - plaque de l'impasse Gaston Carpentier au Havre (François Tocqueville)
Sources : Article de René Lemarquis et Jean-Paul Nicolas, Maitron et Dictionnaire des Victimes du nazisme en Normandie
Médaille de la résistanceVincennes : GR 16 P 107881
Affaire de police 54 W 5267 dossier 7762/01 bis (1942)
Archives FTP - Ffi : liste des anciens FTP du Havre (D. Fouache) - Ordre de bataille du secteur FTP du Havre 41-44. Anacr, Maison des syndicats (P. Lebas) -Les Visages des martyrs, IHS 76 -UL CGT Le Havre 2015 (P. Lebas)
Cote 94Z155 - Cote 115Z14 - fonds contemporain sous série H4 carton 15, liasse 2
Crédit Photo de la notice :  © Archives Munipales Le Havre
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Fiche mise à jour le:  25/05/2025





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