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BROSSARD Jacques Albert Auguste
- FFL
- DIR
- FAFL
- Sas Parachutistes
Date de naissance: 21/09/1920  à Le Havre (76)
 
Né au Havre le 21 septembre 1920, Jacques Albert Auguste BROSSARD dit Jack , réfractaire au S.T.O., s'évade de France par l'Espagne, il est interné au camp de Pampelune et de Miranda de Ebro du 13 décembre 1942 au 28 avril 1943.
Jacques Brossard est libéré le 27 Avril 1943 et rallie les FFL à Londres le 14 août. Il est affecté à la 1 ère compagnie d’infanterie de l’air à Camberley le 24 août 1943. Il est nommé 1ère classe le 24 septembre 1943.
Il s'engage dans les FAFL avec le matricule n°36 084 et après avoir obtenu son brevet de parachutiste à Ringway, il est affecté au 2e squadron du 4e SAS.
En juin 1944, il est parachuté en Bretagne et participe a l’opération Dingson avec les maquisards dans les bois de Duault en côte d'Armor.
Opération Dingson
Aux premières heures du 6 juin 1944, alors que les éclaireurs américains et britanniques sautent au-dessus de la Normandie, 36 commandos appartenant au 4e bataillon Special Air Service (SAS) français (futur 2e régiment de chasseurs parachutistes) ont été parachutés en Bretagne. Ils étaient répartis en quatre équipes de neuf personnels chacune : deux (commandés par les lieutenants Deschamps et Botella) ont sauté vers 00h30 au-dessus de la forêt de Duault dans les Côtes-d’Armor (opération Samwest) et deux ont été larguées près de Plumelec dans le Morbihan (opération Dingson).
Composition des deux sticks (groupes de saut) de l’opération Samwest :
– Stick 1 (“Pierre 3”) : lieutenant Charles Deschamps, sergent Henri Stéphan, Jean Lorahic, Henri Debruyne, Michel Mouflin, Cornaille, Jean Rameau, Julien Devize, Irénée Tocaven.
– Stick 2 (“Pierre 4”) : lieutenant André Botella, sergent-chef Alfred Litzler, sergent Michel Payen, Albert Urvoy, Léon Schermesser, Jacques Brossard, Georges Chammings, Albert Le Cudennec, Jean Renaud, Jean Richard.
La première phase de la mission consistait à mettre sur pied une base de soutien secrète en Bretagne, près de Saint-Brieuc, entrer en contact avec la Résistance locale qui serait intégrée aux opérations de guérilla et enfin établir des zones de parachutage et d’atterrissage pour le reste des commandos.
Ce bataillon devait ensuite mener des opérations de destruction des lignes de communication, d’embuscades et de sabotage pour gêner les convois de renforts allemands circulant en Bretagne et se dirigeant vers la Normandie après le débarquement.
Leur but était d'établir la base Dingson où seront parachutés ensuite d'autres SAS. Immédiatement après leur parachutage, ils durent éviter de combattre des troupes supplétives allemandes (des Ukrainiens et Géorgiens de l'armée Vlassov).
Une heure plus tard, le caporal Émile Bouétard, un Breton, la première victime du début de l'opération Overlord, est blessé près de Plumelec, puis achevé. Marienne avait également perdu dans l'opération ses trois radios. 14 des 18 parachutistes purent rejoindre ce qui sera le maquis de Saint-Marcel, distant de 15 km, avec l'aide de la Résistance locale.
Jusqu'au 18 juin, 160 soldats français du 4th SAS (dont son commandant, Bourgoin, auquel les Anglais offrirent un parachute tricolore) furent parachutés sur la base Dingson installée dans ce maquis.
Un grand stock de matériel fut aussi parachuté chaque nuit sur la zone de largage (D.Z. ou dropping zone) « Baleine » (située comme le P.C. à la ferme de la Nouette, sur la commune de Sérent), y compris, peu avant l'attaque allemande, quatre jeeps et des mitrailleuses. Les mitrailleuses furent endommagées en arrivant au sol : la puissance de feu de l'escadron motorisé s'en trouva amoindrie.
Une partie des survivants de Samwest avait alors rejoint la base Dingson ainsi que quelques cooneys parties venus se réarmer. La défense allemande locale attaqua le maquis le 18 juin. Les pertes, côté français furent d'une trentaine de victimes, les Allemands achevant les blessés. Après la bataille, les troupes allemandes, aidés de collaborateurs français, profitant d'un uniforme SAS récupéré, traquèrent SAS et maquisards.
Sur les 450 SAS engagés, il y eut 77 tués et 197 blessés.
Jacques Brossard sera cité à l’ordre du régiment « Parachutiste très courageux et dévoué à son devoir. Parachuté à Duault (Cotes du Nord) le 10 juin 1944, a eu une belle conduite au combat de la forêt de Duault le 12 juin 1944 et par la suite au cours des opérations en Bretagne en Juin- Juillet 1944".
Cette citation lui vaudra l’attribution de la croix de guerre 1939/1945 avec étoile de bronze.
Il participera ensuite à une grande opération du 2e régiment de chasseurs parachutistes, l’opération Franklin qui s’est déroulée du 22 décembre 1944 au 25 janvier 1945, dans les Ardennes Belges.
Opération FranklinL’opération Franklin c’est déroulé du 22 décembre 1944 au 25 janvier 1945, dans les Ardennes Belges.
Le 16 décembre 1944, alors que les 2e et 3e RCP se remettent en condition en Champagne, 20 Divisions Allemandes attaquent dans les Ardennes pour tenter de renverser le cours de la guerre.
En une semaine, elles progressent de 80 kilomètres, Ce 22 décembre le régiment est placé sous les ordres du 8e corps américain afin de constituer un écran de patrouilles de reconnaissance à l’ouest de l’axe d’attaque. 200 hommes et quarante jeeps SAS sont armés. Par un temps glacial, ils rejoignent les Ardennes Belge sous la neige pour l’opération Franklin.
Durant la période du 24 décembre 1944 au 4 janvier 1944, les patrouilles lancés autour de Bertrix feront l’objet d’accrochages brefs mais violents tout en entrant en liaison avec les SAS belges ainsi que la 6 ème division aéroportée britannique.
Le régiment, pendant cette opération Franklin, obtiendra de très bons résultats, multipliant les coups de main et recueillant de précieux renseignements.
Lors de cette campagne, Jacques Brossard se distinguera et obtiendra une nouvelle citation au niveau de la division : « Excellent parachutiste, qui fit preuve de beaucoup de courage au cours de patrouilles de reconnaissance dans les Ardennes belges »
Cette citation lui vaudra l’attribution de la croix de guerre 1939/1945 avec étoile d’argent.
Le 28 janvier 1945, les deux régiments quittent la Champagne et embarquent au Havre pour l’Angleterre, il est rapatrié le 4 mai 1945 en France.
Jacques Brossard est démobilisé et rayé des contrôles des l’armée d’active le 8 février 1946. Il se réengagera en 1953 pour la fin des combats en Indochine.
Il quitte définitivement l’armée en 1957.
Il a été homologué FFL et DIR (interné résistant).
Jacques BROSSARD est décédé le 31 mai 2009 à Saint Laurent du Var (06).
Variante d'état-civil relevée dans les sources : prénom Jack
Rédacteur : David Fouache
Documents annexés : pièces du dossier shd Caen Ac 21 p 718280 (D. Fouache) 6- illustrations operation-SAS-en-Bretagne-5-juin-1944-source-www.plagesdu6juin1944.com
Vincennes : GR 16 P 92649 et GR 28 P 2 351
AC 21 P 718280 (D. Fouache)
Crédit Photo de la notice :  © AC 21 P 718280
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Fiche mise à jour le:  03/12/2024









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