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BRIDOUX Jules Edmond
- FFI
- DIR
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Date de naissance: 25/03/1920  à Fenain (59)
 
Né le 25 mars 1920 à Fenain (59), Jules Edmond BRIDOUX, dit Gacllet, est le fils de Jean Baptiste et de Berthe Convert.
Le Nord....
Dès juin 1940, il organise, avec son frère André et le capitaine Ferrari, des groupes de l'organisation Spéciale communiste (O.S.) dans la région de Valenciennes (59).
Lieutenant, il joue un grand rôle dans le sabotage des objectifs militaires ennemis, en particulier les voies ferrées entre Lille et Valenciennes. Il participe également au sabotage de l’écluse de Warlain et fait partie du groupe qui incendie des autobus et les dépôts d’essence du camp d’aviation de Cambrai (attestation de Martha Desrumaux).
"Il participe à de nombreux sabotages et attaques à main armée contre l’ennemi et est toujours volontaire pour les missions qui lui sont commandées, même lorsqu’elles sont périlleuses. Il ne recule jamais et donne entière satisfaction en servant avec honneur et fidélité " (témoignage du lieutenant F.F.I. et F.T.P.F. Édouard Gaillard - Secteur de Somain).
La Somme...
Selon la notice du Maitron, il est condamné à mort par contumace et doit alors quitter le département du Nord. Il se voit confier la responsabilité des Jeunesses communistes dans la Somme en mars 1942 et devint aussi chef militaire des F.T.P.F. sous le pseudonyme de Michel d’avril 1942 à mars 1943.
Il forme un groupe dit Michel qui comprenait seize membres avec Alfred Dizy comme chef de section. Il organisa un grand nombre d’attentats et de sabotages auxquels il participa activement : incendie du parc à fourrage d’Amiens le 11 novembre 1942, dynamitage de la Soldatheneim d’Amiens le 24 décembre mort de trente-sept soldats de la Wehrmacht), sabotage de la ligne Paris-Boulogne le 2 février 1943, déraillement d’une machine haut le pied à Montières sur la ligne Amiens-Abbeville le 14 février, déraillement de 2 locomotives et de 25 wagons de marchandises à Thézy-Glimont le 18 février, déraillement d’une locomotive à Remiencourt le 28 février, déraillement d’une locomotive et de 15 wagons à Saleux le 2 mars, déboulonnage de la voie Amiens-Lille à Aveluy le 6 mars, destruction d’une locomotive et de 10 wagons à Guillaucourt le 12 mars déraillement d’un train de marchandises à Fontaine le 15 mars, sabotage de l’écluse de Sailly-Laurette le 6 avril, déraillement d’un train de permissionnaires à Hangest-sur—Somme le 16 avril
Il organisa avec Gustave Avisse dit Georges l’attentat contre le mess des officiers de la Wehrmacht à Amiens (Somme) le jour de Noël 1942, attentat qui causa la mort de trente-sept soldats des troupes d’occupation.
Les membres du groupe Michel ont été fusillés à la citadelle d’Amiens le 2 août 1943. Il n’y eut qu’un survivant de ce groupe, Robert Richard alias Michonnet qui rejoignit le groupe d’André Gaillard et participa à l’attaque de la prison d’Abbeville avec Alphonse Moyon. Tous deux ont participé à la mission de renseignement et de récupération et au convoyage d’aviateurs alliés dirigés vers les réseaux Samson, Comète, Bourgogne,Pat O’leary et Shelburn (dont faisait partie Madeleine Michelis)
Recherché par la police pour le meurtre d’un gendarme français nommé Monnier à Somain et la tentative de meurtre du gendarme Decalion à Wazier, Jules Bridoux est condamné à mort par la Cour spéciale de Douai (note de renseignements de R.G. de Rouen n° 2493/6 du 27 juillet 1955).
La Seine Inférieure et Le Havre
Il reçoit alors l’ordre de quitter le Nord pour la région parisienne. Il rejoint Ouzouliac, l’un des chefs nationaux du mouvement F.T.P.F. puis il est envoyé au Havre en 1943 pour diriger les F.T.P.F. de la région (attestation de Martha Desrumaux).
Chef des F.T.P. pour les départements de la Seine-Maritime et de l’Eure, il dirige un groupe de jeunes gens du maquis appelé « Groupe des grottes de Caumont » (mieux connu sous le nom de Maquis de Barneville), sur la commune de Barneville-sur-Seine (Eure).
Ce groupe opère de nombreux sabotages de trains, voies ferrées, attaques de bureaux de tabac, agressions de policiers français pour se procurer des armes etc… (note de renseignements de R.G. de Rouen n° 2493/6 du 27 juillet 1955).
« Le capitaine F.T.P.F. Jules BRIDOUX, qui commandait alors le secteur comprenant la Seine-Inférieure, l’Eure et L’Eure-et-Loir, et qui avait le pseudonyme de Michel, a été tué au cours d’une opération contre la Feldgendarmerie du Havre le 13 août 1943. »
(Témoignage du Lieutenant-Colonel F.T.P.F. André Duroméa qui ne s’est cependant pas rendu à la convocation comme témoin lors de l’enquête pour l’appartenance).
Le 13 août 1943, suite à la mort de Jean Le Brozec tué en mission, Jules BRIDOUX, Ernest Derrien et Maurice Mailleau, organisent une riposte contre la Gestapo de la Feldgendarmerie du Havre, rue Hippolyte-Fenoux.
Jules BRIDOUX qui est grièvement blessé lors de l’attaque est transporté à l’hôpital de Rouen, rue Lecat, et il y décède au cours de la nuit (certificat d’appartenance FFI.)
Dans la note de renseignements de R.G. de Rouen n° 2493/6 du 27 juillet 1955, il est indiqué qu’en raison de son activité dans la Résistance, Jules BRIDOUX a été interpellé par les policiers allemands et grièvement blessé à cette occasion le 12 août 1943 et qu’il est décédé le lendemain à l’Hôtel-Dieu de Rouen, alors occupé par les troupes allemandes. Il était en possession au moment de l’échauffourée avec les policiers allemands, d’une carte d’identité au nom de René Sady, né le 25 mai 1917 à Elbeuf (Seine-Maritime).
Dans son ouvrage « Jacques Hamon résistant havrais et défenseur de l'Art » », Brigitte Garin indique que « selon l’acte d’accusation du 24 août 1949 à l’encontre de Peter Ackermann, il est accusé, notamment, d’avoir donné la mort au ressortissant français Jules Bridoux, et ce, avec préméditation ». Le résistant Dordet l’ayant formellement accusé d’avoir violemment frappé Jules Bridoux à terre le 13 août 1944, ce dernier étant mort de ses blessures. Cependant, lors de son procès au mois de décembre 1949, les jurés rejetteront cette accusation.
Jules BRIDOUX a été reconnu Mort pour la France le 13 août 1943 à Rouen (76).
Il a été homologué FFI et DIR (interné résistant).
Distinction : Médaille de la Résistance française à titre posthume (1959) - Carte de combattant volontaire de la Résistance à titre posthume.
Sources :
Dossier n° 3301 Déportés Internés et Résistants
Certificat d’appartenance au F.F.I. délivré le 30/10/1953
Carte d’Interné Résistant délivrée le 30/03/1956 (n° 120211590) à Jean Baptiste, son père
Notice rédigée par Isabelle Duhamel
Documents annexés : pièces du dossier AC 21 P 33914 (D. Fouache)
Jean-Pierre Besse, Maitron
Photos après l'attentat d'Amiens 1942
Plaque commémorative des résistants de la Somme
Médaille de la résistanceVincennes : GR 16 P 90762
Dossier AC 21 P 33914 (D. Fouache) - Archives FTP - Ffi : liste des anciens FTP du Havre (D. Fouache) - Ordre de bataille du secteur FTP du Havre 41-44. Anacr, Maison des syndicats (P. Lebas)
Cote 94Z155
Bibliographie :  Cité dans : « Jacques Hamon résistant havrais et défenseur de l'Art », Brigitte Garin et Moira Hamon, éditions Les Choucas 2024
Crédit Photo de la notice :  © Archives Liberté/Maitron
Telecharger la notice individuelle de Résistant (PDF)
Fiche mise à jour le:  20/11/2024










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