BAZILLE René Georges Michel
- RIF
- DIR
- HELPER
- GRG-Morpain
Date de naissance: 14/11/1887  à Le Havre (76)
 
Né au Havre le 14 novembre 1887, René Georges Michel BAZILLE était le fils d’Eugène Bazille et de Eugénie Leperrier.
Il était ancien combattant de la Grande Guerre, titulaire de la Croix de Guerre avec trois citations.
Il était marié à Jeanne, née Sevestre, cafetier au Bar sportif, quai Lamblardie et domicilié 30 rue du Docteur Suriray au Havre.
Franc-maçon, il faisait partie des membres du Mouvement de Résistance Générale, dit aussi Groupe Morpain, qu'il rejoignit dès septembre 1940. Il avait pour alias ‘Le Chauve »
En tant que chef du groupe Saint-François qu'il forme avec Alfred Bouin, il prit une part très active dans l'organisation paramilitaire, la récupération d'armes et de munitions, dont celle de la caserne Eblé au Havre en décembre 1940, armement qui fut dissimulé 4 rue Joseph Clerc.
Il participa également à la fourniture de renseignements sur l'ennemi qui furent transmis à Londres (convention Lahire) et il eut une activité de "Helper", en s'occupant à l'automne 1940 de la récupération et de l'hébergement de quatre aviateurs britanniques tombés à Pierrefiques dans la région d'Etretat.
Il fut arrêté pour ces faits par la Gestapo du Havre le 6 juin 1941 à son café - et son épouse Jeanne deux jours plus tard (B. Garin).
Il est emprisonné au Havre, à Rouen puis à la prison de La Santé à Paris.
Il est condamné le 23 décembre 1941 par le Tribunal Militaire du Grand Paris à 15 ans de travaux forcés pour intelligence avec l'ennemi et assistance aux 4 britanniques tombés à Pierrefiques.
Il est déporté le 15 juin 1942 avec le statut NN (Nacht und Nebel) et interné dans les prisons de Karlsruhe (16 juin 1942), Rheinbach (23 juin-17 septembre 1942) et Sonnenburg (19 septembre 1942-14 novembre 1944).
René BAZILLE est ensuite transféré au KL Sachsenhausen le 14 novembre 1944 puis au KL Mauthausen le 16 février 1945 (matricule 130303).
Il est affecté au Kommando Gusen le 6 mars 1945. Les Nazis y exploitent les carrières de granit, grâce notamment à l'envoi dès 1940 de milliers de Républicains espagnols. A partir de 1943, les détenus y sont massivement utilisés dans les usines installées par les firmes Steyr, Daimler, Puch et Messerschmitt pour la fabrication des pièces de fusils et des moteurs d'avions. En 1944, pour parer aux attaques aériennes, des galeries souterraines abritent progressivement des chaînes de montage. Gusen II voit ainsi le jour pour recevoir les milliers de prisonniers nécessaires à ces travaux de creusement (Bddm).
René BAZILLE est décédé à Gusen (Autriche) le 26 mars 1945.
Il a été homologué membre de l'Heure H et a été homologué RIF avec le grade fictif de sergent, et DIR. Il a obtenu la mention « Mort pour la France ».
Distinction : Médaille de la Résistance française à titre posthume (1955).
Rédacteur : F. Roumeguère
Mémoire : son nom est inscrit sur le Monument Résistance et déportation - Rue René Bazille au Havre -plaque commémorative au Fort de Tourneville (Document annexé- crédit F. Tocqueville) - Franc-maçon, son nom figure sur une plaque apposée sur le parvis de la Grande Loge de France à Paris
Autres documents annexés : pièces du dossier AC 21 P 422 349 (David Fouache)
Helper Grade 5 certif 3292
Médaille de la résistanceVincennes : GR 16 P 40536
AC 21 P 422 349 (D. Fouache) - Archives L' Heure H (B. Garin) - Listing FMD (M. Baldenweck) - Les Visages des martyrs, IHS 76 - UL CGT Le Havre 2015 (P. Lebas)
Cote 115Z12 - Cote GUE 099 (ouvrage)- AM Cote 0405 (article de Pierre Garreau 1943)
Bibliographie :  Une famille normande dans la tourmente nazie. Vie et mort du réseau de résistance Salesman. Brigitte Garin, Wooz éditions, 2020.
Telecharger la notice individuelle de Résistant (PDF)
Fiche mise à jour le:  16/04/2025

















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