Nom et Prénom(s)AUBOURG Jules Marcel Henri
NomAUBOURG
PrénomJules Marcel Henri
Chronologie1943
Statut- FFC
- DIR
FTP
Groupes
Réseaux
UNITÉS FFL
Mouvements
BOA
Zones d'action
Date de naissance14/07/1922
CommuneLe Havre
Département / Pays76
LieuLe Havre - 76
Mort pour la France29/07/1945 des suites de sa déportation
Parcours dans la résistance
Jules Marcel Henri AUBOURG est né au Havre Graville le 14 juillet 1922, fils de Charles Eugène Aubourg et de Louise Angèle Rose Touchard.
Célibataire, il était tréfileur et syndicaliste clandestin et résidait rue du Pont de Rouen à Harfleur lorsqu’il fut requis au S.T.O. par l’organisation Todt.
Selon l’attestation du Maire du Havre datée de 1947, il avait été requis à Brest d’où il s’échappa ensuite pour tenter de rejoindre Le Have en passant par Paris (Ac 21 P 4119 526).
Témoignage de Georges Auber, résistant FFI du Havre (mars 1951) : « le 13 novembre 1943, me trouvant à la gare de Rouen, la Gestapo a fait irruption dans la gare et a demandé les papiers des uns et des autres.
J’étais en règle, il n’en était pas de même de Aubourg Jules qui avait maquillé sa carte d’identité afin de fuir la réquisition opérée par le service Todt. Pour son malheur, sa carte d’alimentation n’avait pas été modifiée, ce qui lui valut d’être arrêté sur le champ » (Ac 21 P 4119 526).
Jules AUBOURG fut alors emprisonné à Rouen puis au camp de Compiègne où il demeura interné jusqu’au au 26 avril 1944 avec pour matricule le n° 30731.
Il est déporté politique le 27 avril 1944 par le convoi de Compiègne dit « des Tatoués », qui transportait 23 autres résistants havrais (collectif HER).
Le convoi parvient au KL Auschwitz le 30 avril au soir ; Jules AUBOURG est alors tatoué avec le n° matricule 184970.
Il est ensuite transféré le 12 mai au KL Buchenwald (matricule 52978) où il arrive deux jours plus tard.
Il est de nouveau transféré, le 24 mai (Bddm) au KL Flossenburg (matricule 9322) et affecté le 2 juin au kommando Floha, situé à 13 km au nord-est de Chemnitz, dans lequel les détenus travaillent dans une usine de tissage transformée en atelier de construction de fuselages de Messerschmitt 109.
A Flöha, selon l’association Flossenburg, les détenus français jouaient un rôle particulier, car, d’après de nombreux témoignages, ils formaient un groupe national fermé, contrairement, par exemple, aux prisonniers soviétiques. Ils étaient arrivés de Compiègne en passant par Auschwitz, Buchenwald et Flossenbürg, puis envoyés à Flöha. Parmi eux se trouvaient de nombreux intellectuels, dont l’écrivain surréaliste Robert Desnos, qui récitait ses propres oeuvres à ses compagnons de captivité ou organisait des soirées de chants.
L’évacuation du Kommando eut lieu le 14 avril 1945. La Marche de la mort passa par Augustusburg, Walkirchen et Grossilbers dorf et se poursuivit poursuit le 15 par Lauta, Marienberg et Reitzenheim où furent abattus 57 déportés dont 23 Français, malades ou épuisés et se trouvant dans l’impossibilité de poursuivre la route. Ce fut le cas des résistants Lionel Affagard, du Havre et Maurice Guillard, étretatais.
Du 16 avril au 6 mai la marche se poursuit jusqu’à Lietbouhan près de Saas.
A partir de là, la colonne fut séparée en deux groupes : le 1er comprenant 45 français dont Jules AUBOURG prit la direction de Térézin, et sera libéré par les Russes. Le second qui prendra la route de Luts sera libéré par les Américains. Le 3 mai 45, Jules AUBOURG parvient à Terezin où il fut libéré dans la nuit du 8 ou 8 mai 1945 (association Flossenburg).
Il est alors rapatrié sanitaire en France par avion et doit être hospitalisé à l’hôpital Bichat (Paris) puis à l’hôpital général du Havre.
Jules AUBOURG est décédé le 29 juillet 1945 à Harfleur des suites des mauvais traitements subis durant sa déportation.
Il a été homologué DIR et a été reconnu Mort pour la France.
Rédacteur : F. Roumeguère
Documents annexés : Col. Arolsen archives - AC 21 P 419526 (David Fouache) - Plaque commémorative Place d'armes à Honfleur (Mon village normand)
Dictionnaire des Victimes du nazisme en Normandie








