Nom et Prénom(s)BLAISE Auguste Lionel Marie
NomBLAISE
PrénomAuguste Lionel Marie
Chronologie1942
Statut- DIR
FTP
Groupes
Réseaux
UNITÉS FFL
Mouvements
BOA
Zones d'actionLe Havre
Date de naissance08/12/1917
CommuneLe Havre
Département / Pays76
Lieu
Mort pour la France01/12/1942 à Auschwitz
Parcours dans la résistance
Auguste Lionel Marie BLAISE , fils de Emile Blaise, journalier, et sa femme Zélie, est né le 8 décembre 1917 au Havre où il habite avec son frère jumeau Edmond, au 25 rue des Viviers. Il est matelot selon les listes électorales de 1939 (ou caréneur au chantier naval selon Louis Eudier).
Il est adhérent à la CGT et militant syndicaliste connu. Lorsque l’organisation est interdite par les autorités, il poursuit son engagement auprès de l’antenne clandestine havraise.
Auguste BLAISE est arrêté, le 24 ou le 23 février 1942, comme otage à la suite de l'attentat de la Place de l'Arsenal commis par André Duroméa, Jean Hascoët et Michel Muzard contre une colonne allemande au Havre.
Vraisemblablement écroué à la prison de Rouen comme ses camarades, il est remis aux autorités allemandes à leur demande. Celles-ci l’internent au camp allemand de Royallieu à Compiègne (le Frontstalag 122).
Depuis ce camp, il est déporté à destination d’Auschwitz par le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Il est enregistré à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le numéro matricule 45254. Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau, situé à 4 km du camp principal.
Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession. Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner à Auschwitz I (approximativement la moitié du convoi. Les autres, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks.
Témoignage de Louis Eudier : "je rencontrai dans ce local un havrais, le camarade Blaise, qui avait été pris dans une rafle comme le camarade charbonnier Venance, mais il était amaigri et délirait. Atteint de typhus, il ne résista pas longtemps contre la mort. Quelques jours plus tard, avec des centaines d’autres, il passait au crématorium ».
Aucun document des archives SS préservées de la destruction ne permet de connaître la date de son décès à Auschwitz.
Le ministère des Anciens combattants a fixé fictivement celle-ci au 1er décembre 1942, « mort du typhus » d’après le témoignage de rescapés (Blog politique Auschwitz).
Mémoire : Le nom d’Auguste Blaise est inscrit sur le monument commémoratif de la Résistance et de la Déportation du Havre.
Dictionnaire des Victimes du nazisme en Normandie
