Nom et Prénom(s)VINCENT Pierre Louis Marcel

NomVINCENT

PrénomPierre Louis Marcel

Chronologie1940

Statut
  • FFI

FTP

Groupes
  • GRG-Morpain

Réseaux
  • L'HEURE H

UNITÉS FFL

Mouvements

BOA

Zones d'actionLe Havre , Gironde

Date de naissance08/01/1922

CommuneLe Havre

Département / Pays76

LieuLe Havre - 76

Mort pour la France

Parcours dans la résistance

Né au Havre le 8 janvier 1922, Pierre Louis Marcel VINCENT (alias Martin), avait servi comme mécanicien sur un chalutier en 1940.

Il s'engage à 18 ans à l'automne 1940 au sein du Groupe Morpain, recruté par Maurice Houllemare sur le secteur de Sainte-Adresse. Il rejoint le groupe Morgand-Morpain mis sur pied par le jeune Pierre Morgand.

Au cours d'une recherche d'armes avec Maurice Houllemare, ils découvrent un poste émetteur abandonné par les Anglais au Palais des Régates de Sainte-Adresse. Ils le transportèrent pour le mettre en lieu sur chez Aldric Crevel.

René Henri Leseigneur, chimiste de formation, fabriqua des boulettes de formées de permanganate de potasse et de quelques gouttes de glycérine pure qu'il utilisa avec Pierre Vincent et Gilbert Houllemare - pour incendier un dépôt d'essence dans la rue Gustave Lennier à Sainte Adresse, puis trois voitures de tourisme et quatre camions dans les rues du Nice Havrais.

A la fin de l'hiver 1941, dans le cadre de l'opération d'évasion de quatre aviateurs britanniques tombés à Pierrefiques près de Dieppe, qui avaient été pris en charge par le Groupe Morpain, Pierre Vincent  est appréhendé par la Gestapo et interrogé rue Hippolyte Fenoux avec Maurice Houllemare. Ils réussissent à convaincre les Allemands de leur innocence et sont relâchés (B. Garin).

Pierre Vincent  décida alors de quitter Le Havre pour Marseille avec son ami René Henri Leseigneur. Ce dernier, tombé malade dut regagner le Havre tandis que Pierre Vincent  où il rallia le réseau "Evasion".

Ses missions le conduisirent en Espagne puis en Afrique du Nord. Il est interpellé en Algérie, par la police de Vichy, avant d'être incarcéré au Fort Nicolas, à Marseille.

Libéré après seize mois de prison il reprend contact immédiatement avec le chef du réseau "Evasion" et assure la liaison entre Marseille et Bordeaux. De nouveau arrêté, il est condamné à cinq ans de prison, pour atteinte à la sûreté de l'Etat, par le tribunal militaire d'Aix-en-Provence.

Pierre Vincent échappe à cette peine et met sur pied en janvier 1944, avec Maxime Lafourcade, un maquis d'une quinzaine d'hommes dans la région bordelaise.

Sous le nom de "Grand-Pierre" le maquis s'installe entre Monségur et le Puy.

Quelques jours plus tard, Pierre Vincent est visité par un groupe de membres du réseau Wheelwright qui lui proposent de travailler avec cette organisation. En échange, Grand Pierre serait approvisionné en armes. "Grand Pierre" accepte et devient le bras armé du réseau Wheelwright.

Au début du mois d'avril 1944, Pierre Vincent fait la connaissance de Stanislas Girynowicz. Chef du groupe Stanis, ce polonais de vingt-deux ans accepte de devenir son lieutenant.

Après deux sabotages communs à Saint-Martin-de-Sescas et Sauveterre-de-Guyenne, et devant l'afflux de réfractaires, Pierre Vincent propose à Girynowicz, par mesure de sécurité, de scinder le groupe en deux.

Grand Pierre installe son nouveau camp au Puy tandis que Stanis s'établit dans les environs de Sauveterre-de-Guyenne.

Le 3 mai 1944, une voiture militaire allemande tombe dans une embuscade et ses occupants sont capturés par les maquisards du lieutenant Pierre Vincent  au Puy, près de Monségur. Seul le chauffeur français qui a pu s'échapper donne l'alerte à la gendarmerie de la Réole et la Kommandantur locale.

Quelques jours plus tard, un détachement allemand attaque le maquis Grand Pierre, qui réussit à décrocher sans la moindre perte, pour se réfugier à Mauriac.

Le 11 juillet 1944, le maquis Grand Pierre est attaqué par une colonne allemande aidée de quelques policiers et de plusieurs membres du corps des volontaires français. Après deux heures de combat les hommes de Grand Pierre parviennent à filer mais quatre d’entre eux furent faits prisonniers.

(sources : Yves damecourt.com et ffi.33.org).

Pierre Vicent fut affilié à L'Heure H.

Il a été homologué FFI.

Distinction : Médaille de la Résistance française (1947).

Pierre VINCENT est décédé accidentellement le 1er juin 1946 à Mesterrieux (33).

SHD VincennesGR 16 P 596494

SHD Caen

Archives 76

Carte CVR

Archives du collectifArchives L'Heure H (B. Garin) - Liste 76 des Médaillés de la Résistance française (M. Baldenweck)

Archives municipalesCote BIO19 - Cote GUE099 (résistants de l'ombre)

Biographie 1Le Groupe Grand Pierre : https://www.ffi33.org/groupes/granpierre.htm

Biographie 260ème anniversaire des "faits de résistance" de 1944 dans le canton de Sauveterre : http://yves-damecourt.com/blog/index.php?post/2004/07/11/50-60-eme-anniversaire-des-faits-de-resistance-de-penic -

Liens divers

Photothèque / Documents annexes

CréditFFI 33

Mise à jour05/12/2020

BibliographieUne famille normande dans la tourmente nazie. Vie et mort du réseau de résistance Salesman. Brigitte Garin, Wooz éditions, 2020

DécorationsMédaille de la Résistance

PhotosPhotos