Nom et Prénom(s)TROUART Robert Henri Victor
NomTROUART
PrénomRobert Henri Victor
Chronologie1943
Statut- FFC
- DIR
- HELPER
FTP
Groupes
Réseaux- L'HEURE H
UNITÉS FFL
Mouvements
BOA
Zones d'actionLe Havre
Date de naissance17/10/1911
CommuneEstrée Blanche
Département / Pays62
LieuEstrée Blanche - 62
Mort pour la France
Parcours dans la résistance
Né à Estrée Blanche (62) le 17 octobre 1911, Robert Henri Victor TROUART, est en 1932 mécanicien dans le garage de son père à Octeville-sur-Mer, et il est domicilié rue Félix Faure. Il était marié à Edmonde Chambrelan, qui décède à 22 ans le 26 octobre 1939 .
Il était membre de L'Heure H et fut affilié au réseau Hamlet Buckmaster en juin 1943 en tant qu'agent P2.
Il avait été recruté par Georges Maguin qui lui confia le renseignement militaire et la formation paramilitaire de ses hommes.
Il était également chargé de transport et en août 1943, il participa au convoyage en camionnette, du Coudray au Havre, de deux aviateurs américains tombés près de Bacqueville en Caux (76).
Selon Georges Godefroy, il s'agissait du Lieutenant Mac Curly et du Lieutenant Murphy de l'U.S.A.F. qui furent cachés à Sanvic chez Madeleine Lamy, avant d'être conduits à Paris en sécurité par Lucien Aubin, avec l'aide de Philippe Liewer et du M.I. 9 britannique, d'où ils purent regagner l'Angleterre.
En février 1944, il participe au convoyage de Rouen au Havre d'une partie des armes parachutées à Elbeuf sur Andelle destinées à L'Heure H, et pour la seconde fois, à la fin du mois, il ramène dans son camion des parachutistes américains de la campagne cauchoise au Havre.
Lors de l'arrestation de André Malandain le 22 mars 1944, Robert TROUART le remplace à la tête de son groupe et entre dans la clandestinité.
Une première fois dénoncé par une voisine et arrêté en janvier 1944, il fut arrêté de nouveau sur dénonciation le 2 avril 1944 dans le café de Monsieur Lamy au Havre où il déjeunait, pour affiliation au réseau "Combat", nom sous lequel les Allemands connaissaient le réseau Hamlet Buckmaster.
Il est transféré à Rouen le 10 avril 1944 , transféré à Compiègne (matricule 31 716 ) et déporté le 27 avril 1944 par le convoi de Compiègne (dit des Tatoués) à Auschwitz (matricule 186495).
Le 12 mai, il repart avec son convoi vers le camp de concentration de Buchenwald (matricule 52 965). Il est alors affecté au Block 19 et contraint de travailler au Kommando de Weimar, aux usines Gustloff (outillage, optique, voies ferrées, construction d'abris).
Le 10 avril 1945, les nazis l’évacuent vers le KL Flossenbürg, où il ne reste que trois jours.
Robert Trouart est libéré le 23 avril par les Américains, au cours de cette marche sur la route de Cham, en Bavière. Invalide à 100%, il est rapatrié le 14 mai 1945.
(B. Garin).
Robert TROUART a été homologué FFC et DIR, Helper, et était titulaire de la carte CVR (1952).
Il est décédé le 2 mai 1973 à Octeville sur Mer (76).
Variante d'état civil relevée dans les sources : nom Thouart. - nom Trouard (Shd)
Documents annexés : Archives Bad Arolsen - Portrait (Onacvg 76)
Brigitte Garin, Dictionnaire des Victimes du nazisme en Normandie








