Nom et Prénom(s)LE SIDANER Georges Yves
NomLE SIDANER
PrénomGeorges Yves
Chronologie1942
Statut- FFI
FTP
Groupes- Choquet
Réseaux
UNITÉS FFL
Mouvements- LIBE NORD
- MRPGD
BOA
Zones d'actionLe Havre
Date de naissance24/08/1913
CommuneLe Havre
Département / Pays76
LieuLe Havre - 76
Mort pour la France
Parcours dans la résistance
Né le 24 aout 1913 au Havre, Georges Yves LE SIDANER, naît au Havre dans une famille d’origine bretonne. Son père est commis principal à l’Inscription maritime. Il effectue sa scolarité secondaire au lycée de Garçons , où il entre en sixième le 1er octobre 1924.
La famille vit alors 3 bis rue du Funiculaire. En 1932, il obtient son baccalauréat « philosophie » sous la houlette de Jean-Paul Sartre.
Il entame ensuite des études de Droit , obtient son doctorat et devient avocat au barreau du Havre.
Mobilisé, il est fait prisonnier pendant la campagne de 1940, mais parvient à s’évader.
Il est recruté au Havre par Henri Choquet dans son Groupe en mars 1942.
Le Groupe Choquet était l'antenne du Mouvement Libé Nord au Havre, spécialisée dans l’observation des mouvements des navires et des troupes allemandes.
Georges LE SIDANER, organisait toutes les liaisons et rendait chaque jour à Henri Choquet des renseignements qu’il collectait en distribuant tracts et journaux, édités par son oncle, imprimeur à Trouville.
Selon Michel Cailliau, fondateur du MRPGD (Mouvement de Réssitance des Prisonniers de guerre et Déportés), c'est en octobre 1942 que Georges Le SIDANER intègra le mouvement Libé-Nord, puis, de juillet 1943 à la Libération, il fiit partie de son état-major : il est l'adjoint d'Henri Ribière entre le Havre et Paris et travaille en liaison avec le réseau Cohors-Asturies.
En juillet 1943, Georges LE SIDANER (alias Georges Rivoal), quitte le Groupe Choquet et rejoint L'Heure H.
Sous les ordres de Henri Chandelier et de Raymond Guénot, il est chargé des tracts et des journaux et est agent de liaison avec Rouen.
Le 18 mars 1944, une lettre de dénonciation parvient à la Gestapo du Havre, mettant en cause LE SIDANER et cinq autres de ses camarades. Se sentant surveillé au moment de l'arrestation de Roger Mayer, chef de l'Heure H, Georges LE SIDANER emmène son groupe de combat havrais se cacher dans la région rouennaise, réussissant ainsi à se soustraire à son arrestation (source : B. Garin).
Il entre en 1944 au MRPGD pour mieux assurer les liaisons entre Libé Nord et le MRPGD.
A l'été 1944, réfugié à Paris, nommé capitaine dans l'état-major de Libé Nord,
Georges LE SIDANER participe aux combats de la Libération de la capitale. Avec d'autres groupes, il occupe le Ministère de l'Intérieur, la Maison des Prisonniers et la Kommandantur de Paris.
Le 11 septembre 1944, Jean Capdeville nomma Georges Le Sidaner sous-préfet de Dieppe (source : B. Garin).
Georges Le Sidaner va alors effectuer une carrière dans l’administration préfectorale : il sera sous-préfet d’Oran en 1953, sous-préfet de Lannion puis de Barcelonnette en 1974. En même temps, il publie un certain nombre de romans « À la volette »- « Chez Marie Bezette » - « Po! po! po! ou un certain Oran » et « Granit rose Granit gris », recueil de chansons et poèmes bretons, Prix des Poètes bretons 1960.
L’heure de la retraite venue, Georges Le Sidaner se retire en Bretagne, dans le Trégor. Il est mort à l’âge de 85 ans, décédé le 16 juillet 1999 à Rennes (35).
Georges LE SIDANER a été homologué FFI et était titulaire de la carte CVR (1954).
Distinction : Médaille de la Résistance française (1946).
Assocation Anciens Elèves du Lycée François 1er