Nom et Prénom(s)GUEST Louis Raymond
NomGUEST
PrénomLouis Raymond
Chronologie1941
Statut- RIF
- FFC
- DIR
FTP
Groupes- GRG-Morpain
Réseaux- HAMLET BUCKMASTER
- L'HEURE H
UNITÉS FFL
Mouvements
BOA
Zones d'actionLe Havre
Date de naissance05/05/1909
CommuneSanvic
Département / Pays76
LieuSanvic - 76
Mort pour la France23/12/1943 fusillé à Grand-Quevilly (76)
Parcours dans la résistance
Né à Sanvic le 5 mai 1909, fils d'd’Edouard Guest et de Blanche Malandain, Louis Raymond GUEST habitait 23 rue Georges Clémenceau à Sanvic chez sa mère et était depuis 1938 employé comme électricien au Port autonome du Havre.
Séparé de son épouse Marguerite Hébert, il élevait seul leurs deux enfants en bas âge. Il intègre le groupe Morpain en janvier 1941, recruté par Georges Piat au sous-groupe Bourse.
Il ne fut pas arrêté au mois de juin 1941, comme bon nombre de membres du groupe Morpain et suite à l'arrestation de Georges Piat, il prit en janvier 1942 la tête du sous-groupe Bourse au sein de l'Heure H, nouvelle appellation du groupe Morpain.
Il fournissait des faux papiers par l’intermédiaire de camarades qui travaillaient à la mairie de Sanvic. Il est en charge de relever les défenses du port du Havre et les points possibles de sabotages.
En 1943, Louis Guest fut affilié au réseau Hamlet Buckmaster en tant qu'agent P2.
Il confia au réseau les documents techniques collectés par Georges Piat et conservés par le groupe Bourse sur les travaux de défense du Port du Havre et les mouvements de la marine allemande, qui furent transmis à Londres et pour lesquels l'amirauté britannique félicita le réseau.
En 1943, il entra dans les FTP et rassembla à la demande de son frère Jean, membre des FTP du Calvados, le relevé des défenses du Port du Havre et de points possibles de sabotages. En 1943,
Suite à la dénonciation de sa femme, Louis Guest, qui conservait chez lui les plans destinés à son frère ainsi qu'un dépôt d'armes, fut arrêté à son domicile le 19 octobre 1943 par Ackermann, le chef de la Gestapo du Havre et transféré vers la prison de Rouen.
Au cours de la perquisition fut trouvé un projet de courrier adressé à un grutier du Havre, l'accusant de travailler pour les Allemands et signé Le Vagabond Bien Aimé. Louis invoqua une "plaisanterie". (B. Garin).
Cependant, il est condamné à mort le 14 décembre 1943 par le tribunal militaire de Rouen (FK 517) pour « possession de plan des défenses allemandes » (et peut-être aussi pour « agissement anti-allemand ») et fusillé le 23 décembre 1943 à Grand-Quevilly (76).
Il a été déclaré Mort pour la France.
Accusée d’avoir dénoncé son mari à la Gestapo, sa veuve fut traduite devant la cour de justice de Rouen et par arrêt du 29 octobre 1945, condamnée à vingt ans de travaux forcés et à la dégradation nationale.
Louis GUEST a été homologué FFC, FFI et DIR.
Distinction : Médaille de la Résistance à titre posthume (1946).
Mémoire : son nom est inscrit sur le Monument Résistance et déportation au Havre - Rue Louis Guest (Sanvic) - Son nom figure sur le monument commémoratif de l’ancien stand de tir du Madrillet.
Documents annexés : plaque de la Louis Guest (F. Tocqueville)- Pièces du dossier AC 21 P 459897 (David Fouache)
Biographie Jean-Paul Nicolas, Delphine Leneveu, Thomas Piéplu, Maitron et Dictionnaire des Victimes du nazisme en Normandie





