Nom et Prénom(s)BLANQUET Maurice André
NomBLANQUET
PrénomMaurice André
Chronologie1943
Statut- FFI
FTP
Groupes- Vagabond Bien Aimé
Réseaux
UNITÉS FFL
Mouvements
BOA
Zones d'actionLe Havre
Date de naissance19/10/1910
CommuneEtouteville
Département / Pays76
LieuEtouteville - 76
Mort pour la France05/09/1944 dans les bombardements du Havre
Parcours dans la résistance
Né à Etouteville (76) le 19 octobre 1910, Maurice André BLANQUET, de profession boulanger, employé à la pâtisserie Boutigny, avait perdu son épouse et sa petite fille, décédées faute de médicaments introuvables durant l'occupation.
De ce fait, il en voulait à l'occupant et il rejoignit le Groupe Vagabond Bien Aimé le 6 janvier 1943, en tant que membre du 1er groupe sous les ordres de Jean Chenel.
Le 24 aout 1944, Maurice BLANQUET participe au vol de casques de la Défense Passive organisé par Louis Pellerin et Jean Maltrud. L'opération est menée à partir d'un PC clandestin installé pour l'occasion à la pâtisserie Boutigny.
Quelques jours plus tard, il fait partie de l'équipe de six hommes conduits par Jean Maltrud qui opère une récupération de stocks de denrées alimentaires dans les locaux du centre de formation professionnelle Les Vikings, Boulevard Sadi-Carnot, centre qui venait de fermer ses portes. Ces denrées, environ 2000 kilos selon le récit de la Guerre en veston, étaient destinées à nourrir les Vagabonds dont l'effectif va croissant dans la perspective de la Libération.
Le 3 septembre 1944, à l'approche des Alliés, munis des casques et de brassards, les Vagabonds s'organisent en vue des combats de la Libération.
Louis Pellerin décide que sa section se placera en centre-ville et qu'il établira son PC chez Maurice BLANQUET, près des Halles centrales.
Maurice se rend à la pâtisserie Boutigny et chez l'épicier Leboulanger pour récupérer des matelas et des couvertures et les 15 membres de la section s'installent chez lui, dans deux pièces, une cuisine et une chambre, au 3e étage du 1 rue Molière.
Le 5 septembre au matin, le bruit du canon se fait entendre dans les lointains ; Svetislav Tsiritch, avertit ses hommes du bombardement imminent du Havre, et doit leur envoyer dès que possible une estafette pour les acheminer vers l'Usine électrique.
Entre temps, Maurice BLANQUET avait préparé un festin pour ses camarades réunis comme le raconte La Guerre en veston : "un "plantureux gâteau avec biscuits, lait et chocolat. Le lait et le chocolat proviennent de la maison Boutigny et les biscuits, du centre "Les Vikings". Ce sont les fameux biscuits vitaminés où la francisque du vieux maréchal est apposée, biscuits dont sont gratifiés les écoliers et les jeunes apprentis d'usine".
Mais à 15 heures, sans nouvelles de l'estafette, Louis Pellerin donne quartier libre à ses membres jusqu'à 20 heures. Maurice BLANQUET décide de rester chez lui en compagnie de Bernard Omont.
Cette décision leur sera fatale : ils sont tués dans les bombardements du 5 septembre 1944 qui se déclenchent vers 18 heures.
Maurice BLANQUET a été déclaré Mort pour la France.
Il a été homologué FFI. Il était titulaire d'une citation et fut proposé par Louis Pellerin pour la Croix de guerre avec étoile.
Mémoire : son nom est inscrit sur le Monument Résistance et déportation au Havre.
Documents annexés - photos de Maurice Blanquet et courrier de Louis Pellerin à sa mère : crédit Michel Blanquet. Remerciements également à Corinne Ferrand.






