Nom et Prénom(s)BAUDET René Albert Emile
NomBAUDET
PrénomRené Albert Emile
Chronologie1941
Statut- FFI
FTP- FTP
Groupes- U55
Réseaux
UNITÉS FFL
Mouvements- FRONT NATIONAL
BOA
Zones d'actionLe Havre , Angerville , Graimbouville
Date de naissance15/05/1917
CommuneHarfleur
Département / Pays76
LieuHarfleur - 76
Mort pour la France
Parcours dans la résistance
René Albert Emile BAUDET, né à Harfleur le 15 mai 1917, était membre du Mouvement Front National.
Il rejoint en octobre 1941 le Détachement FTP du Havre commandé par André Duroméa, en tant que membre du 3e groupe (chef de groupe Ernest Derrien).
En août 1942, il est membre du 1er groupe (chef de groupe Ernest Derrien) du Détachement du Havre commandé par Jean Hascoet. En mars 1943, il est membre du 4e groupe (Maurice Coquet chef de groupe) du Détachement commandé par Jean Le Brozec.
Dans son ouvrage "Les braconniers de l'espérance", Georges Touroude - l'un des trois créateurs en Seine Maritime de l'Union des Etudiants Patriotes, devenu par la suite le Front Uni des Jeunesses patriotiques, évoque l'activité de René BAUDET alias Henri, au Havre :
1943 : « Ma charge de contrôle des Havrais me permet de passer les fins de semaine à la maison, pour la plus grande joie des miens. Après le départ de Tabarre, une direction nouvelle se met rapidement sur pied. Je fais connaissance avec le triangle : Ernest Rault (alias René), métallo, très brun, plus âgé (23 ans, marié et père d’une petite fille (…) René Baudet (Henri), fines moustaches, peu causant, était d’un calme communicatif. Son pardessus aux épaules rembourrées le faisait paraître aussi large que haut ! (…)
Nos réunions du dimanche se tenaient dans le quartier de l’Eure, rue du docteur Piasecki, à la planque de la technique, dont Rault possédait la clé : ronéo, machine à écrire, stock de papiers etc.
Plus jeune, étudiant par surcroit, je ressentis une sorte de sourd malaise. Ce milieu ouvrier havrais, alors méconnu de moi, possédait une longue tradition de lutte des classes, héritées de l’anarcho-syndicalisme, ayant même laissé des traces au P.C. Un certain désaccord idéologique s’installa. Quoique prêt à penser comme eux sur un certain nombre de points, je devais privilégier l’extension du F.U.J.P. alors que leur souci tendait à fortifier quasi-exclusivement J.C. et P.C., attitude classique d’un ouvriérisme anti-bourgeois, cadrant mal avec notre effort d’ouverture vers toutes les catégories sociales et politiques. Etant en zone côtière interdite, nos amis havrais désiraient une forte et logique autonomie ».
Le 14 juillet 1943 sera l’occasion de montrer notre force. En gare du Havre, une inondation monstre de tracts annoncera la célébration de la fête nationale. Un court séjour dans ma bonne ville permet de mettre sur pied une série d’actions spectaculaires : destruction de grues quai Colbert, explosions au pied des pylônes électriques, coupures variées de câbles téléphoniques, distribution massive de notre presse. De son côté, le groupe d’Harfleur dirigé par René Baudet (alias Henri), s’attaque aux circuités téléphoniques allemands.(…)
Le 7 février 1944, Baudet dirige la destruction d’un dépôt de munitions à Harfleur. Le mois suivant, les dégâts seront causés à un chaland transportant du matériel ennemi ».
Le 10 juin 1944, son épouse Yvette née Scudeller fut arrêtée au Havre, et refusa de dire où était son mari. Elle fut déportée.
A noter que Monsieur BAUDET (sans prénom indiqué) figure en 1944 dans la liste des membres de la section Angerville-Graimbouville de la Cie FFI de Montivilliers Groupe U55).
René BAUDET était titulaire de la carte CVR (1980).
Il est décédé le 2 septembre 1982 à Sanvic.
Variante d'état-civil relevée dans les sources : nom Beaudet (Anacr).
