Annuaire des résistant(e)s du Havre
FERAY Henri Léon
- DIR
 
Fils de Prosper Feray et de Germaine Dieulle son épouse, Henry Léon FERAY est né au Havre le 18 septembre 1923.
Il était employé de bureau et domicilié 10 rue Roubault.
Il est requis au S.T.O. et part en convoi le 30 septembre 1943 pour Bosc-le-hard aux environs de Rouen. Ce train, réquisitionné par la firme Karl Stöhr, les transportait vers un chantier allemand. ll est arrêté comme otage avec les havrais Georges Jestin, Guy Jean et Roger Leprevost. le même jour.
Georges Gestin, témoigne de ce qu’ils avaient chanté La Marseillaise et l’Internationale au moment du départ du train, motif de leur incarcération.
Il est interné à Rouen à la prison Bonne Nouvelle pendant deux mois avant d’être transféré au camp de Compiègne (matricule 20836) jusqu’au 13 décembre 1943.
Il est ensuite déporté au KL Buchenwald (matricule 3864, bloc 15) où il parvient le 16 décembre.
Il est transféré au KL Dora le 1er avril 1944 puis au Kommando Harzungen le 12 avril. Le kommando Harzungen : dit aussi Anna ou Mittelbau II, situé à quelques kilomètres de Dora, avait ouvert en avril 1944. Son activité principale était l'installation d'une usine souterraine dans la colline du Himmelberg.
Il est ensuite envoyé au Kommando d’Ellrich à une date non précisée. Les conditions de détention et de travail dans ce camp sont particulièrement difficiles. Sous les ordres de SS extrêmement violents, les détenus sont entassés dans d’anciens bâtiments industriels très froids et sans aucune installation sanitaire. Une majorité d’entre eux travaille sur des chantiers extérieurs et doit supporter des déplacements harassants chaque jour, quelles que soient les conditions météorologiques.
Très affaibli, il est transféré, le 3 mars 1945, à la Boelcke Kaserne de Nordhausen dans un convoi de 1 602 détenus jugés « inaptes au travail » par les SS.
Le 6 mars, il repart dans un convoi de malades qui parvient à Bergen-Belsen dans les pires conditions. On perd la trace de la plupart des détenus concernés. Henri Feray disparaît au cours de ce transport. Un jugement du 26 juillet 1950 du tribunal civil du Havre fixe son décès en octobre 1944 au camp de Mittelbau-Dora.
Il a été reconnu déporté politique et déclaré Mort pour la France.
Source : Le Livre des 9 000 déportés de France à Mittelbau-Dora, p. 820 ; Lionel Roux, Dictionnaire des Victimes du nazisme en Normandie
Vincennes : AC 21 P 449496
AC 21 P 449496 (D. Fouache)
Telecharger la notice individuelle de Résistant (PDF)
Fiche mise à jour le:  25/05/2025


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