Annuaire des résistant(e)s du Havre
© généalogie en Seine-Maritime
COUILLEBAULT épouse Guérin, Lucie Augustine
- DIR
- FRONT NATIONAL
Date de naissance: 11/08/1900  à Le Havre Graville (76)
 
Née à Graville le 11 aout 1900, Lucie Augustine COUILLEBAULT épouse Guérin, était mère de deux enfants, Claudine et Michel nés en 1925 et 1929.
Institutrice, elle est déplacée d’office à Amfreville-la-Mivoie (76) en avril 1940 et suspendue de ses fonctions après une arrestation.
Ardente communiste, elle continue à militer clandestinement sur Maromme (76) et Rouen, et seconde André Pican, distribuant tracts et journaux, coordonnant la propagande. Elle est aussi responsable du Secours populaire sur Rouen.
Faisant partie des FTP et du Front National dès 1940, elle réunit chez elle des dirigeants de la résistance communiste : André Pican, Paul Lemarchand, Georges Déziré et héberge des résistants auteurs d’attentats.
Surveillée, Lucie Guérin est arrêtée par la Sûreté française le 27 novembre1941, alors qu’elle rentrait chez elle, 46 bd de la Marne à Rouen, suite à une perquisition à son domicile, considéré comme lieu de réunion (Fndirp, Fmd, De Brinon).
La police y trouve notamment une fausse carte d’alimentation et dans la boîte aux lettres, une enveloppe contenant 340 francs. La police a aussi l’occasion d’appréhender Marcelle Jean qui venait la prévenir de l’imminence d’un contrôle policier, et Roland Leclabart. Interrogée trois jours au commissariat central, elle nie tout en bloc. Internée à la prison Bonne-Nouvelle à Rouen le 1er décembre 1941, elle est jugée le 7 janvier 1942 par la Section spéciale de la Cour d’appel de Rouen et condamnée pour infraction au décret du 26 décembre 1939 (propagande communiste) à 8 ans de travaux forcés.
Elle est incarcérée à la prison Bonne-Nouvelle à Rouen (du 1er décembre 1941 au 7 avril 1942), puis à la Centrale de Rennes (35) (du 7 avril 194 au 26 mars 1943), et suite à une mutinerie, avec d’autres « meneuses », à Châlons-sur-Marne (Marne) (du 26 mars 1943 à mai 1944), enfin au Fort de Romainville (matricule 5 177).
Elle est déportée 3 ans plus tard, le 13 mai 1944, de la gare de Pantin au KL Ravensbrück où elle parvient le 17 mai (matricule 39 088). Le 20 juin 1944, elle est envoyée au Kommando d’Hannover-Limmer. Lucie Couillebault est libérée 10 avril 1945 à Hanovre (Bddm) ou le 14 avril 1945, et est rapatriée le 8 mai 1945 par le Centre de Lille.
Pendant la guerre elle aura à subir la perte de sa fille ainée Claudine, engagée dans la résistance en juin 1940, dans le département de la Seine Inférieure et à Paris (transport de journaux et agent de liaison entre différents groupes de résistance). Claudine est arrêtée le 17 février 1942 au lycée Victor Duruy à Paris, elle est ensuite déportée à Auschwitz ou elle meurt du typhus le 25 avril 1943, à l'âge de 18 ans .
Après-guerre, Lucie COUILLEBAULT aura une longue carrière politique en tant que députée, ainsi que conseillère générale de Seine Inférieure.
Elle sera membre de la commission des pensions civiles et militaires et des victimes de la guerre et de la répression.
Deux thèmes majeurs feront partie de ses interventions à la tribune : l'aide aux victimes de la déportation et l'enfance en difficulté.
Elle sera membre de la Fédération Nationale des Déportées et Interné Résistants et Patriotes. (FNDIRP)., dont elle était la vice-présidente départementale.
Lucie Couillebault-Guérin décède le 12 juin 1973 à Fleury Mérogis (94) à la maison de santé des déportés.
Elle a été homologuée DIR.
Vincennes : GR 16 P 146120
Fichier DIR Fndirp 76 (M Baldenweck) - Listing Fmd (M. Baldenweck)
Cote 115 Z 8
Crédit Photo de la notice :  © généalogie en Seine-Maritime
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Fiche mise à jour le:  01/06/2025




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