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CAILLET Gabriel

Chronologie : 1940

Statut : 
  • FFL
  • FFC
  • DIR
Réseaux : 
  • BEARN
  • HAMLET BUCKMASTER
  • L'HEURE H
Unité FFL : 
  • Résistance Intérieure
Zones d'action: Le Havre , Harfleur , Montivilliers

Date de naissance: 31/12/1892  à Le Creusot (71)

Parcours dans la résistance :
 

Né au Creusot (71) le 31 décembre 1892, Gabriel CAILLET, était marié à Marie-Antoinette Roux, ils étaient parents d'un enfant, domiciliés 45 rue de la République à Harfleur. Gabriel Caillet était ajusteur-monteur et chef fraiseur chez Schneider à Harfleur. Selon Olivier Pringard, il était franc-maçon, membre de l’Olivier Ecossais.

Président des Anciens Combattants d’Harfleur, il réagit dès août 1940 contre l’occupant en  se livrant à la propagande anti-nazie et en créant un petit groupe de patriotes de soutien aux familles des camarades arrêtés pour  activités anti-allemandes.

En 1942, il recrute des Républicains espagnols venus du camp de Vernay en Ariège, dont Aniceto Vicens. Il est cette même année recruté au sein de L'Heure H par Roger Mayer et le Harfleurais Gaston Le Borgès.

Son groupe est rattaché à L’Heure H en janvier 1943. Gabriel Caillet, alias Maxime, prend alors la direction du secteur Harfleur et Montvilliers avec pour seconds François Rondot, chef du groupe Harfleur et Robert Hauchecorne, chef du groupe Montivilliers. Le groupe compte une trentaine d’hommes.

Il participe à des sabotages, centralise les renseignements transmis par ses seconds et participe activement à la distribution de tracts et du journal L'Heure H.

Gabriel Caillet prend également la direction du petit groupe du secteur d'Yport en 1943, formé par Roger Lecanu.

En tant que membre de L'Heure H, il est affilié au réseau Hamlet Buckmaster.

Le 19 octobre 1943, son groupe reçoit une formation paramilitaire à son domicile,  assurée par le lieutenant Robert Maloubier alias Jacques, officier venu spécialement de Londres pour faire l'instruction des groupes Action affilié au Réseau Salesman I.

Gabriel Caillet  fut également membre du réseau Béarn (alias Maxime - RUA 709) en tant qu’agent P1 , à partir du 15 juin 1943. il délivre au réseau Béarn des renseignements sur les postes de lancement et constructions, dont il relève les plans, les camouflages et les approvisionnements. Il signale les positions des batteries et les champs de mines, les immatriculations et les passages de troupes, désignant les postes d'état-major, de garde et d'opérations (source : B. Garin).

Gabriel Caillet est capturé au cours de la vague d'arrestations qui décime les membres de l'Heure H au mois de mars 1944. Suivant ses instructions en cas d’arrestation, François Rondot brûle tous les documents compromettants et ordonne aux membres du groupe d’Harfleur de prendre la fuite,

Interné à la prison du Havre, Gabriel Caillet  est transféré à Rouen le 16 mars avec Henri Chandelier et André Lechevallier, puis transféré le 12 avril au camp de Compiègne (matricule 31632).

Il est déporté au KL Auschwitz (matricule 185208) par le convoi de Compiègne du 27 avril 1944 (convoi dit des "Tatoués").

Il est transféré au KL Buchenwald (matricule 52966) ) le 14 mai 1944 et affecté au kommando Langenstein, la carrière de Buchenwald, dit aussi le "kommando des parias" (autres noms : Mittelbau , Malachit ou Zweiberge, ouvert en avril 1944, à quelques kilomètres d'Halberstadt).

Le chantier de Langenstein est le chantier B2 du Sonderstab Kammler. Les détenus creusent près de 10 Km de galeries dans les collines du Thekenberg devant servir les productions des usines Junkers. Au total, près de 7000 détenus y travaillent. 3000 détenus sont évacués le 9 avril 1945 et 1600 sont libérés le 13 avril 1945 par l’armée américaine

En janvier ou février 1945, Gabriel Caillet est envoyé au Kommando Langenstein-Zwieberge pour travailler dans l’usine souterraine de Junkers.

Non évacué avec les autres déportés, il est  libéré au camp de Langenstein le 11 mai 1945 par les Américains et rapatrié le 3 mai 1945, en mauvaise santé.

Il fut membre du Comité de la Libération d'Harfleur.

Il a été homologué FFC et DIR.

Il a été reconnu agent P2 du réseau Béarn à compter de la date de son arrestation, et avec le grade de sous-lieutenant. Il est membre des FFL selon sa date d’engagement au réseau Béarn.

Gabriel Caillet est décédé le 21 septembre 1960 à Harfleur et a été inhumé au cimetière Sainte-Anne, rue Frédéric Chopin à Harfleur.

Distinction : Médaille de la résistance française (1947).

Mémoire : son nom et ceux de cinq autres camarades, Gabriel Chantelot, Jules Aubourg, Arthur Fleury, Gaston Le Borgès et Louis Lefebvre, sont inscrits sur une stèle de la Place d’Armes à Harfleur, sous laquelle est enterrée une urne contenant de la terre du camp de Buchenwald. Cette urne est un hommage « Aux martyrs de la Résistance et de la Déportation 1939-1945 ».

Documents annexés : Fiches de la Col. Arolsen archives - Sépulture (Jean-Charles Gales) - Plaque commémorative Place d'Armes à Harfleur (Mon village normand) - Portrait Gabriel Caillet (ONaCVG)

Livre ouvert des Français Libres

Dictionnaire des victimes du nazime en Normandie


Service Historique de la Défense (SHD) : 
Vincennes : GR 16 P 100855
Caen:  AC 21 P 720596

Archives du collectif : 
AC 21 P 720596 (D. Fouache) - Archives L'Heure H (B. Garin) - Liste FFC 76 établie par Jean Thomas (M. Baldenweck)
Archives municipales : 
Cote 115 Z 5

Bibliographie :  Une famille normande dans la tourmente nazie. Vie et mort du réseau de résistance Salesman. Brigitte Garin, Wooz éditions, 2020 - République et franc-maçonnerie au Havre. 1815-1945. Olivier Pringard, Editions Bertout, 2002 - « Jacques Hamon résistant havrais et défenseur de l'Art », Brigitte Garin et Moira Hamon, éditions Les Choucas 2024



Crédit Photo de la notice :  Droits réservés


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Fiche mise à jour le:  25/05/2025

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