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Annuaire des résistant(e)s du Havre


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COCU Octave Emile Albert

Chronologie : 1942

Statut : 
  • FFL
  • FFC
Réseaux : 
  • SAINT JACQUES
Zones d'action: Le Havre

Date de naissance: 26/04/1915  à Levergies (02)

Parcours dans la résistance :
 

Né à Levergies (02) le 26 avril 1915, Octave Emile Albert COCU (alias Tatave- PL 209) , Inspecteur des Renseignements généraux du Havre, était agent de renseignement du réseau Saint Jacques (sous-réseau Nardan) depuis avril 1942.

Ce réseau créé en 1940 par le lieutenant-colonel Maurice Duclos dépendait du BCRA (services secrets de la France Libre à Londres). Sa centrale était basée à Paris et ses principaux sous-réseaux en région parisienne, le Nord, la région côtière, Rouen et la Seine Inférieure. Sa mission principale fut la recherche de renseignement d'ordre militaire, politique et économique et accessoirement la préparation militaire à l'action : c’est à Félix Brunau alias Nardan, que Maurice Duclos confia le soin de créer des groupes d’action destinés à créer un climat d’insécurité autour des troupes allemandes. Brunau implanta le sous réseau Nardan au Havre qui compta plus de 70 havrais dans ses rangs.
Sa mission principale fut la recherche de renseignement d'ordre militaire, politique et économique et accessoirement la préparation militaire à l'action, notamment à travers le sous-réseau Nardan. Sa centrale était basée à Paris et ses principaux sous-réseaux en région parisienne, le Nord, Le Havre (sous-réseau Nardan) et la région côtière, Rouen et la Seine Inférieure.

Octave COCU a été homologué FFC et FFL.

il est décédé le 27 mai 1989 à Rennes.

L'"AFFAIRE COCU"

Le double jeu opéré par Octave Cocu dans l’exercice de ses fonctions au cours des interrogatoires a été rapporté, notamment à travers le témoignage de René Le Gall : transféré au Bureau de la « Police économique », ce dernier subit pendant trois heures un interrogatoire « assez poussé », par les inspecteurs Cocu et Héranval, sous la direction d’un certain Samain qui « se montre particulièrement sauvage après m’avoir attaché les mains à un radiateur ».

Lire également le compte-rendu rédigé par Octave Cocu, de l'affaire de police Marcel Fleury, alias Prosper.

Plus grave encore, les conditions de l’arrestation de Robert Certain ne laissent aucun doute quant au zèle déployé par l’Inspecteur Cocu pour poursuivre les résistants.

Le 10 décembre 1943, Robert Certain qui vient de commettre, le 23 novembre 1943, l’attentat contre le cinéma Sélect au Havre avec Marcel Toulouzan, part avec son camarade Jean Delaunay, également impliqué, se cacher dans la Vienne chez son épouse. Cette dernière s’y était réfugiée, fuyant les bombardements du Havre. Quelques jours plus tard, les parents de Robert reçoivent la visite de policiers et, remarquant que sa mère tente de dissimuler une photo qui était accrochée sur le mur de la cuisine, Gustave Cocu se rue sur elle et la lui arrache des mains.
Le 2 janvier 1944, 5 policiers et un gendarme font irruption au domicile des époux Certain dans la Vienne et Octave Cocu se dirigea sans hésitation vers Robert : « C’est toi Robert Certain, je t’arrête ». Ramené à Rouen, torturé par la Gestapo, Robert Certain est fusillé le 4 février 1944, à 10 heures du matin, avec ses camarades Jean Delaunay et Marcel Toulouzan, au champ de tir du Madrillet au Grand Quevilly., la veuve de Marcel Toulouzan, fut déportée en Allemagne.

Le 12 septembre 1945, eut lieu une remise de décorations Place du Monument aux morts. Le père de Robert Certain ainsi que Marie Toulouzan devaient recevoir la Croix de Guerre à titre posthume de leur fils et époux. Mais parmi les personnes décorées figurait Gustave Cocu. Constatant sa présence, le père de Robert voulut refuser la décoration. Marie Toulouzan de son côté se précipita dans le groupe des personnalités officielles et interpella le général Legentilhomme.
L’affaire Cocu était déclenchée, elle fit grand bruit dans la presse et provoqua une réunion générale des résistants Havrais trois jours plus tard, les F.T.P. par la voix de Fernand Chatel réclamant son arrestation. (Archives Municipales).
Il n’en fut rien mais l’inspecteur Cocu aurait été simplement muté dans un autre département.


Service Historique de la Défense (SHD) : 
Vincennes : GR16 P 135 114
Caen: 

Archives du collectif : 
Archives Saint Jacques (D. Fouache)

Telecharger la notice individuelle de Résistant (PDF)

Fiche mise à jour le:  09/10/2024

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