IHS 76 -UL CGT Le Havre
BEAURIN André Louis Arthur
- DIR
 
Né le 24 juin 1911 au Havre, fils de Frédéric Beaurin et Emmélie Benoit son épouse, André Louis Arthur BEAURIN, chauffeur routier avant-guerre au service de Monsieur Joseph Dezert. Il s’était marié à Sanvic en 1931 avec Jeanne Talbot et ils étaient parents de deux enfants. Le troisième, Jean, naît en octobre 1942 après son départ en déportation.
Il avait obtenu la Croix de guerre avec étoile de bronze pour avoir défendu une tête de pont à l’arrivée de l’ennemi en juin 1940, permettant à ses camarades de partir (témoignage de Jeanne Beaurin).
Sa famille était réfugiée à Criquetot l'’Esneval mais André Beaurin travaillait au Havre, domicilié à Sanvic 14 ou 20 rue de la République, chez son employeur. Il rend régulièrement visite à sa famille.
André Beaurin fut arrêté le 27 février 1942 dans la chambre qu’il occupait à Sanvic, sur la probable dénonciation d’une commerçante de Sanvic, pour détention d'armes et fourniture de faux-papiers à des évadés. (il fut trouvé porteur d'un révolver).
Il est interné au Havre, à Rouen et à Fresnes. Il est déporté le 29 mai 1942 de Paris à Sachsenhausen avec le statut Nacht und Nebel.
Il est d'abord interné en septembre à Wittlich, situé près de Cologne, lieu de prévention des hommes "NN" venant d'Hinzert et devant être jugés au tribunal de Cologne.
Il est transféré à Wohlau en Pologne le 18 mars 1943 (archives Bad Arolsen) puis à Breslau, capitale de la Silésie où siège le tribunal chargé des affaires "NN" venant de France.
Il est de nouveau transféré à la forteresse de Sonnenburg, prison d'application des peines de travaux forcés pour les hommes déportés "NN", située près de Francfort-sur-Oder (Bddm).
Le 14 novembre 1944, il est affecté au kommando Heinkel dépendant du KL Sachsenhausen. (matricule 117 373) pour déblayer les ruines de l’usine de production des bombardiers He 177, bombardée le 18 avril 1944 par les Alliés. Un autre résistant du Havre, Jean Bouin, faisait partie du même transport. Heinkel, le plus important camp-annexe de Sachsenhausen, était l’exemple même de l'usine-camp. Les barbelés ceinturent le vaste espace boisé de Germendorf - village à une dizaine de kilomètres au sud-ouest d'Oranienburg-, où alternent les blocks des déportés et les halls de fabrication du constructeur d'avions Ernst Heinkel.
André Beaurin est décédé le 10 avril 1945 à Sachsenhausen (Remeblouk) au cours d’un bombardement aérien, enseveli dans un abri ménagé dans une carrière de sable. La référence de son dossier au SHD ne mentionne pas son statut d'homologation. Il a obtenu le titre de déporté politique et a été déclaré mort pour la France et mort en déportation (2007).
Rédacteur : F. Roumeguère
Documents annexéx : Col. Arolsen Archives - AC 21 422564 (David Fouache)
Notice mise à jour le 28 avril 2025 selon la biographie de Claudine Morvan pour le
Vincennes : GR 16 P 41879
AC 21 P 422 564 (D. Fouache) - Les Visages des martyrs, IHS 76 -UL CGT Le Havre 2015 (P. Lebas)
Crédit Photo de la notice :  IHS 76 -UL CGT Le Havre
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Fiche mise à jour le:  28/04/2025

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