PLOUGONVEN Georges Louis Alphonse
- DIR
- FRONT NATIONAL
- FTP
Date de naissance: 22/11/1899  à Le Havre (76)
 
Né le 22 novembre 1899 au Havre, Georges Louis Alphonse PLOUGONVEN, chaudronnier, était membre du Mouvement Front National et du Parti communiste clandestin.
Marie-Paule Dhaille-Hervieu :
De 1936 à 1938 : « l’engagement, le transfert des futurs brigadistes ont été une part déterminante de l’activité déployée par les communistes havrais. En 1936, l’Internationale communiste prend la décision de former des Brigades internationales, les partis et sections communistes sont responsables du recrutement. Leur secrétaire au Havre Edmond Parisse, est chargé de l’enrôlement des volontaires havrais, puis de l’acheminement de volontaires étrangers, en particulier les nombreux Américains, débarquant au Havre.
« En dehors de la section locale, deux structures ont été particulièrement engagées dans le soutien politique, matériel et financier à l’Espagne républicaine : les comités de lutte contre la guerre et le fascisme, dit Mouvement Amsterdam-Pleyel, comités d’aide à l’Espagne animés par deux militants communistes Georges Plougonven et sa femme Henriette (du comité des femmes), et le Secours rouge international devenu « de France », puis « populaire » avec l’association des amis de l’Espagne républicaine dirigée par Émile Grenier ».
Selon sa fiche matricule (Archives départementales de la Seine-Maritime), il avait été mis à la disposition de la Maison Schneider à Harfleur le 1er mai 1939 puis rappelé à l’activité à l’atelier de construction par décret de mobilisation générale le 11 septembre 1939. Il est dit rayé du renforcement pour indiscipline le 29 septembre, affecté au dépôt d’infanterie 33 à Saint-Lo le lendemain.
Démobilisé au Havre le 5 septembre 1940, il se retire 8 passage Lecoq.
Marie-Paule Dhaille-Hervieu :
Durant l’Occupation : « La grande affaire restait celle de la diffusion de la presse, des journaux nationaux d’abord, L’Humanité, La Vie ouvrière, L’Avant-garde, avec parfois au milieu, un carré blanc laissé pour être utilisé à des fins locales, puis de la presse régionale, L’Avenir normand imprimé en très petits caractères dans l’imprimerie clandestine organisée au printemps (avril) 1941 par André Pican et L’Avenir du Havre, jusqu’au journal d’usine Le Métallo ou La Voix des chômeurs. Le grand problème était donc celui du papier, des stencils, de la ronéo et de l’encre, et pour le matériel arrivé de Rouen ou de Paris, celui de son acheminement. (…) Quant au papier, plus de 20 000 feuilles par semaine, ainsi que l’encre, étaient achetées à un imprimeur du quartier de l’Eure, Adrien Baudouin, 16 bis, boulevard Amiral-Mouchez, et livrés à André Duroméa, par Roger Lhévéder (?) habitant 18, rue Bellot, dans le même 3e canton. Les témoignages divergent sur l’origine de la ronéo : est-elle celle du syndicat des marins, disparue avec la complicité de Maurice Vernichon (inscrit maritime), de Louis Eudier et de Georges Plougonven (métallos), ou est-elle celle de la section de la rue Casimir-Delavigne planquée par Désiré Renault, à Sanvic, avant d’être utilisée par André Duroméa ? »
Georges Plougonven est arrêté le 23 juin 1941 sur dénonciation.
Selon les attestations délivrées par André Duroméa (Lt FTP) et Pierre Naze (Cdt la 9è Cie FTP de la région du Havre), il a assuré la rédaction, le transport et la distribution des tracts et journaux, a participé au transport d'armes, a mis son logement à la disposition des FTP, et fut arrêté pour ces raisons par la Gestapo le 23 juin 1941 à son domicile au 8 passage Lecoq au Havre (listing Fmd).
Georges Plougonven est déporté politique le 24 janvier 1943 par le convoi de Compiègne à destination du KL Sachsenhausen (matricule 58768). Il fut rapatrié en janvier 1945.
La référence de son dossier au Shd de Vincennes ne renseigne pas son statut d’homologation.
Georges Plougonven est décédé dans un accident : "trouvé décédé quai de Gironde" au Havre, le 11 janvier 1947, selon son état-civil.
Il est inhumé au Cimetière Sainte-Marie Division : 32 Rang : K Emplacement : 14. (expire le 18/11/2023)
Document annexé : sépulture (S. Prentout)
Sources
Dhaille-Hervieu, Marie-Paule. Communistes au Havre. Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2009
BDDM :
Témoignage de Marcel Suillerot sur l'arrivée au camp de Sachsenhausen
Témoignage de Marcel Suillerot sur la Marche de la Mort depuis Sachsenhausen
Vincennes : GR 16 P 482223
Fichier DIR Fndirp 76 (M Baldenweck) - Listing FMD (M. Baldenweck)
Cote 94Z155
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Fiche mise à jour le:  08/05/2025



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