© Raynald Loisel
LOISEL Jean Alfred Gaston
- FFI
- ALLIANCE
Date de naissance: 13/12/1919  à Maniquerville (76)
 
Né à Maniquerville (76) le 1 3 décembre 1919, Jean Alfred Gaston LOISEL alias Marmont a été homologué FFI avec le grade d’adjudant.
Son père, Gaston François Loisel, né le 11 juillet 1884 à Gerville (76) était domestique. Mobilisé pour la Grande Guerre, il fut blessé par un coup de pied de cheval et décède le 4 octobre 1920 à l’hôpital militaire du Havre, laissant un enfant et une veuve.
Sa mère, Blanche Eugénie Félicité Hazard, domestique, née le 19 février 1888 à Gerville, acquiert une petite ferme de 6 hectares après son veuvage. Elle se remarie et est décédée le 4 juin 1941 à Gerville. Jean LOISEL effectue sa scolarité à Goderville, puis à Forges-les-Eaux. Il se présente au concours de l’école normale, il échoue.
Mobilisation française de 1939 : le 17 juin 1940, mon père se rend à la caserne de Rennes. Il se trouve dans la gare de Rennes lors des bombardements allemands sur la gare de triage.
"Une violente explosion vers 10 h, le 17 juin 1940 une épaisse fumée couvrant Rennes, des rafales de mitrailleuse à la Courrouze et des explosions du côté de la gare", voici ce que raconte un témoin du bombardement.
Le 18 juin, il se rend à la caserne où il doit être enrôlé. Les allemands sont arrivés avant lui.
Les troupes allemandes arrivent à Rennes le 18 juin 1940.
Entré dans la caserne, un militaire lui donne un cabas et lui dit « tu es encore en civil, sors avec ce panier, si tu es interrogé, réponds que tu es venu livrer de la viande » (Propos de mon père).
Il repart à pied vers la Normandie, mais en cours de route, il « emprunte » un vélo.
Je n’ai pas encore pu retracer cette période (du 18 juin 1940 à avril 1943). Ce que je sais selon les propos recueillis, que mon père a distribué des tracts lors d'un séjour à Forges-les-Eaux.
Laval fait adopter la Loi du 16 février 1943 portant institution du S.T.O. service du travail obligatoire. Les mesures d’application sont aussitôt lancées. Elles visent les hommes nés entre le 1er octobre 1919 et le 31 décembre 1922, ceux qui n’ont pas été concernés par un recrutement militaire à cause de la guerre doivent se faire recenser dans leur Mairie.
Mon père m’a dit qu’il devait se rendre à Brest pour travailler sur le Mur de l’Atlantique.
Il est reconnu réfractaire au S.T.O. le 15 avril 1943. (voir carte du groupement des réfractaires et maquisards.)
Il rejoint le réseau Alliance aux Loges (76) en septembre 1943. Le chef de secteur, Charles Lécolé le recrute en tant que secrétaire et agent de renseignement. (voir attestation de Charles Lecole).
Probablement recherché ou suspecté par les Allemands, il doit quitter Les Loges en janvier 1944 et gagne Larochemillay (Nièvre) où il travaille comme bucheron dans une entreprise de charbon de bois (voir sa carte d’identité de juin 1944 délivrée par la mairie de Larochemillay (Nièvre).
Il prend contact avec la résistance de la région et entre dans le maquis dirigé par Paul Dessolin dit Piétro, né le 31 décembre 1902 à Monceau les Mines. Paul Dessolin est instituteur et a suivi des cours d’officier de réserve. Il a le grade de capitaine. Il fait partie du premier groupe de résistants de Monceau les Mines. Ce maquis s’est appelé maquis Valmy. En 1942 , Dessolin rejoint le Front National, et dirige le maquis « le régiment Valmy ».
Mon père entre au maquis le 1er mai 1944, sous les ordres de Paul Dessolin avec le grade d’adjudant. Ce maquis est basé sur le plateau d’Uchon. Mon père m’a dit qu’il avait la charge d’effectuer les liaisons entre les différentes composantes du maquis.
Il est nommé au grade de sergent-chef le 1er juillet 1944 par l'état major des FTP de Saône et Loire
Le 8 septembre 1944, sous les ordres du commissaire du peuple présent dans les maquis communistes, les maquisards furent lancés sur Autun le 8 septembre au petit matin, pour délivrer cette ville. Ce fut un fiasco pour le bataillon Piétro, compagnie Morin. 25 maquisards furent assassinés par les Allemands. Cette précipitation pour délivrer la ville d’Autun avait comme seule raison un enjeu politique. Les blindés du Lieutenant-Colonel Demetz n'étaient qu’à 10 kilomètres. Ce sont les maquis et l’armée régulière du général Delattre qui délivrèrent le 9 septembre 1944 Autun.
Du fait de l’échec des maquis, aucune autre attaque des maquisards seuls n’eut lieu. Mon père faisait partie de la deuxième vague.
Certains maquisards s’enrôlèrent pour le reste de la guerre. Ce fut le cas de Paul Dessolin et de mon père. Paul Dessolin fut nommé sur la place d’armes d’Autun, il demanda à mon père de rester avec lui.
Entre temps l’adjudant Loisel fut intégré dans l’armée régulière. Il fut nommé au 5ème bureau le 25 janvier 1945.
Démobilisé le 22 décembre 1945, il revint travailler à Dieppe au sein de l’équipe du Crédit du Nord. Puis quelque temps après il entra au Duché de Longueville alors coopérative, où il fit sa carrière.
Biographie établie par Raynald Loisel
mise à jour le 16 mars 2025
Documents annexés : Archives de Raynald Loisel, fils de Jean loisel
Vincennes : GR 16 P 375258
Information Jean Hugues Caillard - Archives familiales de Raynald Loisel
Crédit Photo de la notice :  © Raynald Loisel
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Fiche mise à jour le:  16/03/2025












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