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LEMELLE Louis

Chronologie : 1944

Statut : 
  • FFI
  • DIR
Mouvements : 
  • CDLR
Zones d'action: Yvelines, Le Chesnay

Date de naissance: 21/05/1905  à Le Havre (76)

Mort pour la France : 21/08/1944 au Chesnay (78)

Parcours dans la résistance :
 

Né au Havre le 21 mai 1905, Louis LEMELLE, fils de Joseph Lemelle et de Victorine née Marie, s'était marié à Sanvic en 192 à Marie-Blanche Frémont et était père d’un enfant.

Il était domicilié en 1944 7 rue du Temple à Poissy (Seine et Oise). Il faisait partie du mouvement CDLR (Ceux de la Résistance) du secteur de Poissy comme chef de groupe (matricule R.M. 90), et est homologué membre des FFI à compter du 1er juin 1944, Groupe de Poissy, secteur de Rueil .

Il est arrêté le 21 août 1944 lors des combats du Chesnay (78) et fusillé le jour même par les Allemands avec 5 camarades au lieu-dit "les Fosses Reposes"  en bordure de l'autoroute de l'Ouest (dont les travaux ont commencé en 1940).

Il a été reconnu Mort pour la France et a été fait sergent dans les FFI à titre posthume.

Citation du Mouvement Ceux de la Résistance : « Homme d’une haute valeur morale, Le 21 août 1944, s’est présenté spontanément devant les Allemands comme seul responsable, couvrant ainsi, en même temps que ses subordonnés, les autres personnes présentes. Restera pour tous ceux qui l’ont connu le plus beau symbole du patriotisme et de l’honneur. Mort bravement en soldat ».

Louis Lemelle a été homologué FFI et DIR.
Il existe deux dossiers au Shd de Caen :
AC 21 P 74267 au nom de Louis Lemelle
AC 21 P 561078 au nom de René Louis Lemelle, né le 20 mai 1905

Distinction : Médaille de la Résistance française (1966).

Mémoire : Boulevard Louis Lemelle à Poissy (78).

Rédacteur : F. Roumeguère

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Article relatant les évènements du Chesnay et citant Louis Lemelle (Le Parisien du 18 août 2014) :
« Les derniers jours du mois d'août 1944 furent marqués par de terribles combats entre les Allemands et les forces alliées dans les Yvelines. (…). Il est parfois des jours terribles qui en préfigurent de plus heureux. Ce fut le cas de ce 18 août 1944. Vers 20 heures, les bombes -- et le malheur -- vont s'abattre sur Poissy. Pourchassé par des avions de la Royal Air Force (RAF) britannique, un bombardier allemand s'allège de son chargement meurtrier afin de leur échapper. Plusieurs immeubles sont détruits mais surtout, onze personnes dont huit enfants perdent la vie. Ils ne verront jamais leur ville se libérer du joug de l'occupant.
Parmi les habitants réfugiés dans les abris et les caves ce soir-là : Roland Le Bail, tout juste 20 ans à l'époque, entré en résistance un an plus tôt au sein d'un comité local, la CDLR, soit « ceux de la résistance ». L'après-midi même, le jeune fraiseur-outilleur, qui travaille depuis deux ans dans les usines Ford -- aujourd'hui PSA -- avait rejoint les FFI, Forces françaises de l'intérieur, en compagnie de ses camarades de combat. Pour eux, la résistance allait devenir active. « Depuis un an, je travaillais le jour tandis que la nuit, on allait surveiller les Allemands à la gare d'Achères, raconte-t-il. Ensuite, on transmettait des renseignements sur le trafic ferroviaire au bureau de Paris et les infos partaient vers Londres. »
Passé le bombardement du 18 août, il s'agit de repousser définitivement l'ennemi. Mais les premiers jours sont difficiles. Les Allemands traquent les FFI, arrêtent huit d'entre eux le 21 août puis cernent la mairie et obligent les prisonniers à s'allonger sur la place de la République. Devant le personnel et les membres du conseil municipal, le commandant de Gendarmerie allemand achève l'un d'entre eux, blessé. « Le soir même ils en ont fusillé cinq, se rappelle Roland Le Bail, on les a retrouvés enterrés au Chesnay. »
Mais trois jours plus tard, les Alliés, convaincus par De Gaulle qu'ils doivent foncer sur Paris, sont signalés à Mantes-la-Jolie. C'est au tour des FFI de traquer l'occupant. « On a fait des prisonniers et pris leurs armes », relate Roland Le Bail qui, en compagnie de ses camarades, prend position à la Maladrerie. Les tirs d'artillerie repoussent les Allemands vers Achères et Saint-Germain-en-Laye. Si Poissy est repris dès le 25, il faudra attendre jusqu'au 29 août, à 21 heures, soit quatre jours d'épuisants combats, pour déclarer officiellement la ville et sa région libérées. Mais la guerre n'est pas finie pour le jeune Roland. « Je me suis engagé le 9 septembre dans l'armée française, poursuit-il, on était 239 résistants à en faire de même ce jour-là à la mairie de Poissy. » La compagnie ainsi formée prend le nom de Lemelle, en hommage à l'un des fusillés du 21 août. (…) Président de l'amicale des anciens de la compagnie Lemelle, dont il reste cinq membres, il participera le 31 août aux commémorations de la libération de Poissy, fanion en main. « Celui-là, il en a fait des kilomètres ! », sourit-il. Hier au nom de la liberté. Aujourd'hui au nom de la mémoire.

Documenst annexés : Pièce du dossier GR 16 P (I. Duhamel) - hommage de la Ville de Poissy en 2020 et sépulture de Louis Lemelle - Acte d'état-civil (S. Baudouin) - 

Article du Parisien

Vidéo de la Ville de Poissy "Maurice Bercot rend hommage à son camarade Louis Lemelle 31 août 2020"


Décorations : 
Médaille de la résistance

Service Historique de la Défense (SHD) : 
Vincennes : GR 16 P 360592
Caen:  AC 21 P 74267 - AC 21 P 561078

Archives du collectif : 
GR 16 P 360592 ( Isabelle Duhamel) -AC 21 P 74267 - Liste des Médaillés de la Résistance (M. Baldenweck)


Telecharger la notice individuelle de Résistant (PDF)

Fiche mise à jour le:  28/10/2024

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