© Béatrice Bordeaux
LE GALL René
- FFI
- FRONT NATIONAL
- FTP
Date de naissance: 01/10/1925  à Le Havre (76)
 
Né au Havre le 1er octobre 1925, René LE GALL, alias Emile, était domicilié rue Anatole France durant l’Occupation.
Selon son témoignage (archives municipales), il est contacté par Lucien Lenud en février 1943, et il rejoint les FTP le mois suivant.
Il fait alors partie d'un groupe composé de Lucien Lenud, Albert Hazard et Irénée Brindel, sous les ordres d'un certain "Roger" de Harfleur (dont il ne connaîtra jamais l’identité), qui semblait commander plusieurs groupes.
Les missions auxquelles il participe à l'époque sont de voler des titres d'alimentation dans les Mairies de la banlieue havraise et d'héberger des amis FTP.
Au hasard de ses missions, il rencontre Rault, Pierre Naze, Yves Le Parlouer, Maurice Gilles, et deux hommes dont le premier, prénommé Roger, est surnommé Le Manchot et le second Momo.
Il participe ensuite sur ordre de « Roger d’Harfleur » à la tentative d'implantation d'un maquis dans une grotte près de Tancarville, avec Albert Hazard et Irénée Brindel. Mais la mission se passe mal et, sous la pression des fermiers, poursuivis par des gendarmes accompagnés de quelques civils des alentours les trois hommes doivent quitter précipitamment le lieu et regagnent le Havre vers le mois de mai 1944.
Au cours d’une mission de récupération de titres d’alimentation devant être distribués à la mairie de Mayville, sous la direction de Albert Hazard, René Le Gall, Lucien Lenud, Irénée Brindel et René Fusil, sont repérés par un garde-champêtre qui donne l’alerte. Seuls René Le Gall et Lucien Lenud réussissent à récupérer leurs vélos et à s’enfuir avec la totalité des tickets d’alimentation. En route, ils croisent Albert Hazard qui fuit à pied, et de crainte d’être arrêté, leur remet son révolver. Il sera arrêté peu après et déporté.
Irénée Brindel se sauve en traversant La Lézarde à la nage et se réfugie chez des FTP espagnols d’Harfleur. René Fusil, arrêté à Harfleur devait dénoncer tout le groupe au cours de ses interrogatoires.
Quelques jours plus tard, René Le Gall est arrêté par des Français rue Franklin et conduit au poste de police de l’Hôtel de Ville vers 10 heures du matin. Il reçoit quelques gifles pour décliner sa véritable identité. Puis il est transféré au Bureau de la « Police économique », où il subit pendant trois heures un interrogatoire assez poussé, par les inspecteurs Cocu et Héranval, sous la direction d’un certain Samain :
« Celui-ci se montre particulièrement sauvage après m’avoir attaché les mains à un radiateur. Cette corrida dure jusqu’aux environs de 17h 30 ».
Voyant qu’il perd son temps, Samain décide de le remettre aux Allemands et de le transférer à la prison de L’Arsenal. Parvenus devant la porte, profitant que Octave Cocu lui tourne le dos, René Le Gall s’évade par une rue latérale donnant sur la rue de Paris. Il vole un vélo et se réfugie deux jours chez Lucien Lenud. Son chef de groupe lui fit remettre de nouveaux papiers d’identité et René Le Gall eut le temps de prévenir Rault et Roger le manchot « des dégâts causés par l’a mise à table de Fusil ».
René fut ensuite pris en charge devant l’usine Mazeline par Maurice Gilles et Yves Le Parlouer qui le conduit dans une maison près d’Yvetot où sa famille s’est réfugiée suite aux bombardements du Havre.
René y reste quelques jours avant de reprendre « du service » : avec Irénée Brindel, il prend en charge deux Allemands déserteurs et ils les convoient jusqu’au Maquis de Beuzeville dans l’Eure.
Après quelques missions effectuées avec ce Maquis, et après le débarquement du 6 juin 1944, Irénée et René franchissent les lignes allemandes et s’enrôlent dans l’Armée américaine, à la 4e Division, 22e Régiment d’Infanterie, 3e Bataillon, compagnie L.
René demeure avec cette unité jusqu’au 17 septembre, date à laquelle il est blessé à Prüm en Allemagne, par un éclat d’obus à l’épaule gauche. Il est hospitalisé au Val de Grâce à Paris. Rendu à la vie civile courant octobre 1944, il s’engage dans la Marine nationale…
Le parcours de René Le Gall dans l’organigramme des FTP du Havre (Anacr) :
En mars 1944, René Le Gall est membre du 3e groupe (Ernest Rault chef de groupe) de la 1ère section de réserve (Charles Domurado chef de section) du Détachement du Havre commandé par Jean Le Brozec.
En septembre 1943, il est membre du 3e groupe (Ernest Rault chef de groupe) du 1er Détachement (Marcel Toulouzan chef du détachement) de la Cie FTP du Havre commandée par Bernard Catel.
En 1944, il est membre du 1er groupe du 1er Détachement de la Cie de FTP du Havre. En juin 1944, il est membre du 1er groupe (Claude Isaac chef de groupe) de la 1ère section (Ernest Rault chef de section) de la Cie FTP du Havre commandée par Marcel Larriven.
Le 15 août 1944, il est indiqué comme étant chef du 5e groupe de la 2e section (Marcel Gagnant chef de section) de la Cie FTP du Havre commandée par Maurice Moyon (Anacr).
Toutefois, cette dernière information est erronée, puisque René Le Gall fut enrôlé dans l'Armée américaine le 14 aout 1944.
René Le Gall a été homologué FFI.
Il est après la guerre officier mécanicien de 2e cl de la Marine Marchande, mécanicien-chef à bord de pétroliers de la compagnie Petromer à Bordeaux.
Il est décédé le 12 janvier 1976 à Bordeaux (33).
Mise à jour du 1 er décembre 2025, Florence Roumeguère
Documents annexés : archives Maison des syndicats du Havre - Portrait de René Le Gall (Béatrice Bordeaux, sa fille)
Vincennes : GR 16 P 354908
Archives FTP - Ffi : liste des anciens FFI du Havre (D. Fouache) - Ordre de bataille du secteur FTP du Havre 41-44. Anacr, Maison des syndicats (P. Lebas)
Crédit Photo de la notice :  © Béatrice Bordeaux
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Fiche mise à jour le:  01/12/2025






René Le Gall Résistant
René Le Gall est mon Père.
Je ne connaissais pas cette page avec tout ces détails.
J’avais connaissance de son action dans la résistance ,
ainsi que de son engagement dans l’armée américaine
et de ses blessures au vu des cicatrices .
J’ai toujours su qu’il avait été dans la Marine : Nationale
en 1er puis dans la Marine Marchande et à la Petromer.
Je suis fière de ses actions. C’était un Homme Formidable
parti bien trop tôt en 1976.
Bravo à tout ses anciens compagnons ainsi qu’à
Tout les résistants qui ont participé à la libération de
la France.
Mme Béatrice Le Gall épouse Tully.
-bonjour madame
merci pour ces photos
en complement je viens de sortir un livre sur gonfreville l’orcher 1939-1946 et il y a un passage ou il est évoqué; les 300 exemplaires sont tous vendus mais la mairie qui est partenaire pour la publicationj de ce livre en fait reimprimer 500 exemplaires, si vous en deirez un pas de probleme
je suis forecment intérssé si vous avez d’autres infos sur son parcours
bien cordialement
david
bien