© GR 16 P
DUFOURCQ Jean Pascal
- RIF
- FFC
- SR KLEBER
 
Né au Havre le 4 aout 1917, Jean Pascal DUFOURCQ, après avoir été aspirant et ingénieur mécanicien à bord du Béarn et du Courbet au début des hostilités, fut mis à la disposition du Service des essences. Dans ce domaine particulièrement sensible et surveillé par l’ennemi, il poursuivit désormais une action clandestine sans relâche et au mépris des risques encourus
Dès février 1941, alors qu’il était chef des dépôts de la Garonne, Jean Dufourcq procède au camouflage d’un important matériel d’exploitation qui sera remis en activité à la Libération.
Il entre en contact avec le S.R. Guerre, qui deviendra le Sous-réseau Kleber.
Fondé par le général Louis Rivet, le SR Kléber était subordonné à l'Intelligence Service puis au BCRA à partir de 1943. Sa vocation était la recherche de renseignement militaire, en particulier sur les troupes d'occupation.
Jean Dufourcq commence à participer aux activités du réseau le 1er juillet 1942 en qualité d’agent P1 : ravitaillement en essence, renseignements sur les formations allemandes qui le supervisent, ou qu’il ravitaille après l’invasion de la zone sud.
Jean Dufourcq organise un réseau local de renseignements et assure le transfèrement d’aviateurs allant en Espagne.
Tout un matériel de carburant, d’optique et d’armes est ainsi soustrait à la prise par l’ennemi.
Surveillé par la Feldgendarmerie et les services de sécurité de la Lufftwaffe,
Jean Dufourcq poursuit son action de sabotage jusqu’en aout 1943 lorsque, directement menacé à la suite d’un détournement d’un convoi destiné à l’ennemi, il doit se réfugier à Limoges où il poursuit son action. Deux de ses camarades sont pris et fusillés.
Jean Dufourcq passe par Toulouse puis Paris et de là à Cergy où il assure le ravitaillement des maquis en carburant et participe aux opérations jusqu’à la Libération.
C’est alors qu’il organisa le territoire à la suite de la 1ère Armée et en liaison avec la Direction des essences.
En 1944 et 1945, il organisa notamment le point d’importation de Rouen en liaison avec les Alliés et engagea la remise sur pied de l’établissement de la Courneuve détruit à 90 % (source : bulletin Gens de la Lune n° 304, 2e trimestre 2001)
Jean Dufourcq a été homologué FFC, ingénieur militaire de 1ère classe (colonel).
Il a obtenu cette citation à l’ordre de la Division (décision n° 1325 en date du 10 novembre 1945 du Général de Gaulle, président du Gouvernement Provisoire de la République Française).
« Officier courageux et d’un absolu désintéressement animé durant toute l’occupation du plus vif esprit de Résistance qu’il a su insuffler à son personnel. Ravitaille en essence prise dans les dépôts sous contrôle ennemi dont il avait la garde, les Groupes du Maquis de la région d ‘Agen et les officiers du S.R.
En aout 1943, le départ des camions venant d’enlever 10 000 litres ayant alerté des sentinelles allemandes, réussit, grâce à son sang-froid, à lancer celle-ci sur une fausse piste, permettant ainsi le départ sans encombre du convoi ».
Distinctions : Médaille de la Résistance française (1946) – Officier de la Légion d’Honneur (1956) – Médaillé militaire – Croix de Guerre 39-45.
Jean Dufourq est décédé le 25 mai 2001 à Trémuson (22).
Documents annexés : pièces du dossier GR 16 P 198226
Légion d'honneur
Médaille de la résistanceVincennes : GR 16 P 198226 et GR P 28 4 446 156
Liste 76 des Médaillés de la résistance (M. Baldenweck) - GR 16 P 198226 (Isabelle Duhamel)
Crédit Photo de la notice :  © GR 16 P
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Fiche mise à jour le:  21/11/2024







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