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BREMNER Ronald Saint Clair
- FFI
- Maquis Ventoux
- AS - ARMEE SECRETE
- ORA
Date de naissance: 08/02/1903  à Le Havre (76)
 
Ronald Saint-Clair BREMNER est né le 8 février 1903 au Havre, fils de Hugh Bremner et de Béatrice Reeve, tous deux citoyens britanniques habitant 28 rue Charles Lesueur à Sainte Adresse. Ronald Saint Clair était lui-même de nationalité britannique.
Dès juin 1940, alors directeur de société d’une entreprise de photographie industrielle travaillant pour la Défense nationale, il décida de saboter complètement ses installations et son matériel au mépris de ses propres intérêts.
Il réussit à soustraire les plans de constructions des prototypes Breguet SNCAN, ainsi que les plans de construction de sous-marins des constructions navales Augustin Normand, des photos de des brevets de des bennes automatiques Benote, et des clichés divers pris pour le compte du 2e bureau de l’Arsenal maritime du Havre, ainsi que des tirages divers pour l’Armée britannique.
Recherché, il est obligé de fuir à Paris où il fait de la propagande et organise des groupes de résistance entre 1940 et 1941, puis à Marseille en 1941-1942, ou il rentre en contact avec des éléments de « Combat Universitaire » , Guy Lansard et René Dreyfus.
Courant 1941, il a une grande activité dans la préparation et la diffusion de tracts et il fait passer avec l’accord de l’ambassade des Etats Unis des documents militaires d’une extrême importance pour les alliés.
Courant 1942 - 1943, suite à l’intérêt de la Gestapo, il rejoint l’Armée secrète dans le Lubéron, sous le commandement d’Arnaud Ulysse, gendarme à la brigade de Cadenet, qui eut connaissance de son activité résistante suite à une dénonciation qui lui était parvenue.
Il passe ensuite à l’O.R.A., comme responsable du canton de Cadenet sous les ordres du lieutenant- colonel Beynes chef des F.F.I.
Dès mars 1943, il constitue à Vaugines, un dépôt d’armes et d’explosifs, et organise militairement son secteur en vue de la création d’un groupe armé. Ceci en vue de sabotage de matériel militaire allemand mais également de camoufler, chez lui, des jeunes évadés du S.T.O ainsi que des Juifs recherchés par la gestapo.
Son activité incessante permit au maquis d’échapper des opérations menées par les Allemands, celui-ci ayant repéré à l’avance toutes les positions de repli ainsi que les points d’eau nécessaire à la vie en clandestinité. Il eut une activité d'hébergement et de protection d’un opérateur radio, « Léon », à Pyroles et à Marseille.
Au mois de juin 1944, il assume également le commandement au point de rassemblement de Coutouras, et met en action son plan militaire. Il effectue sous la pression ennemie un repli dans le Lubéron, et organise le maquis de Gerbaud dont 3 brigades de gendarmerie (Pertuis-Cadenet –Lauris) soit un effectif de 200 hommes.
Lors du désastre du maquis de Charleval, il déjoue une opération ennemie connexe et le 15 mai 1944 disperse ses hommes 12 heures avant l’attaque.
Le désastre de Charleval
Le dimanche 11 juin, à l’entrée ouest de Lambesc, les Allemands tentent d’intercepter une voiture et une camionnette qui transportent des armes pour le maquis. Les maquisards répliquent et une sentinelle allemande est tuée.
Les exécutions commencent dans l’après-midi du 12 juin. Les hommes arrêtés à Charleval et à La Roque-d’Anthéron sont fusillés aux lieux-dits « Valbonnette » et « Pont d’Auvergne », à genoux, les mains liées derrière le dos. D’autres, d’abord conduits à Salon, ils sont ramenés le lendemain, et exécutés le soir, après 20 heures, au lieu-dit « Le Fenouillet ».
Les Allemands se sont saisis de l’occasion pour se débarrasser d’autres prisonniers, en l’occurrence des prisonniers de la prison des Baumettes qui furent mis dans un car et conduits au champ de bataille de la veille dans la forêt « Chaîne des Côtes » entre Charleval et Lambesc. Ils ont été exécutés sur les ordres de Pfanner [responsable de la Gestapo] ».
Le bilan des victimes dans la chaîne des Côtes s’élève selon le sous-préfet à 85, dont 28 fusillées au Fenouillet.
Suite à ce massacre, Ronald Bremner, reconstitue des groupes, recrute de nouveaux effectifs, constitue le maquis de la Durance et des dépôts d’armes. Il échappe par deux fois aux mailles de la milice, notamment lors de leur incursion à Lourmarin début juillet 1944.
Le 12 juillet 1944, il participe au rassemblement de 7 aviateurs américains abattus par la chasse allemande, lesquels se placent sous son commandement.
Le 14 juillet 1944, la Milice et les Allemands font une opération de représailles contre Cadenet fusillant 9 otages sur le champ et prennent 5 otages qui seront fusillés par la suite à Robions.
Ronald Bremner parvient à passer à travers leur formation et alerte les groupes voisins.
Le 3 août 1944, il met au point un plan miliaire détaillé en vue des opérations de la Libération.
Début août 1944, Ronald Bremner et le commandant Ulysse prennent contact avec la gendarmerie maritime légère repliée au château de la Simone à Pertuis et obtient l'intégration de ces forces soit 400 hommes aux F.F.I.
Ronald Bremner fit dans cette affaire preuve d’une grande énergie et d’autorité selon son chef le commandant Ulysse. Toujours en compagnie d’Ulysse, il prend le commandement des forces réunies du canton soit 600 hommes.
Le 15 août 1944 ; son groupe interdit le franchissement de la Durance aux troupes ennemies, combat au cours duquel une colonne allemande fut détruite.
Le 16 août 1944, il sera du sabotage du pont de Cadenet, sur la Durance, qui avait été bombardé à plusieurs reprises par l’armée américaine, causant des dégâts, et des pertes parmi la population et ceci afin d’éviter un nouveau bombardement.
Suite à la blessure du commandant Ulysse le 18 août 1944, Ronald Bremner fut nommé commandant militaire du secteur et dirigea seul les opérations qui suivirent.
Il établira des barrages et des embuscades, une de celle-ci interdira le secteur aux chars allemands sur la nationale 573 au lieu-dit « du Mouret « près de Merindol » où une colonne blindée allemande composée de 3 chars tigre et de 5 engins d’accompagnement, qui se portait à la rencontre des troupes américaines fut attaqué, avec le résultat suivant : 1 char hors de combat, deux autres gravement endommagé, tuant 8 allemands et en blessant gravement 2 autres sans qu’il ait eu à subir des pertes.
Cette embuscade eut comme résultat de stopper net la contre-offensive ennemie.
Ronald Bremner dirigera et participera à la prise de la ville d’Apt, en ordonnant et coordonnant de nombreuses missions d’harcèlement et des patrouilles en liaison avec la division blindée américaine.
Ronald Bremner sera également à l’origine de nombreuses actions et d’attaques contre les troupes allemandes dans les secteurs de Villelaure, Cadenet, Loris, Lourmarin, et tout le long de la vallée de la Durance occasionnant des pertes importantes aux colonnes ennemies harcelées.
En septembre 1944, Ronald Saint Clair Bremner passe à l’état-major du colonel Beyne, chef départemental du Vaucluse et est désigné comme adjoint au commandant de l’école des cadres de Buoux jusqu’en novembre 1944, école qui forme de nombreux officiers.
Il dirigera ensuite le service départemental de récupération du matériel camouflé sous les ordres du colonel Aspe.
Démobilisé le 31 mars 1945, il continuera à se dévouer pour la cause de la résistance et sera le responsable du bureau liquidateur F.F.I du Vaucluse ainsi que du mouvement O.R.A.
Son action sera reconnue avec les appréciations suivantes de son chef, le colonel Beyne /
« Organisateur de tout premier ordre, esprit méthodique, discipliné, apte au commandement, chef d’un secteur important a obtenu d’excellents résultats
Organisation technique de l’école des cadres, mérite de conserver son grade ».
Distinctions : Homologué FFI avec le grade de capitaine par décision du 18 juillet 1947 - Médaille de la Résistance avec rosette (14 juin 1946) - Croix de guerre à l’ordre de l’armée (23 août 1948) - Croix de guerre à l’ordre du régiment (28 mars 1947) .
Ronald Saint Clair BREMNER est décédé le 28 janvier 1981 à Manosque ou le 2 février 1982 à Dreux (2 dates sont portées sur l'acte de décès)
Documents annexés : : Dossier GR 16 P 89052 et GR 19 p 84-001 - dossier général de la résistance dans le Vaucluse (I. Duhamel).
Médaille de la résistanceVincennes : GR 16 P 89052 et GR 19 p 84-001
GR 16 P 89052 (I. Duhamel) -Liste 76 des Médaillés de la résistance (M. Baldenweck)
Crédit Photo de la notice :  © SHD Vincennes
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Fiche mise à jour le:  08/11/2024


























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