Nom et Prénom(s)VIEVARD Ernest Augustin Bernard

NomVIEVARD

PrénomErnest Augustin Bernard

Chronologie1943

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Zones d'actionLe Havre

Date de naissance09/09/1909

CommuneGraville-Sainte-Honorine

Département / Pays76

LieuGraville-Sainte-Honorine -76

Mort pour la France20/11/1943 à Dora

Parcours dans la résistance

Fils de Ernest Viévard, restaurateur et de Alphonsine Fontaine, sans profession, Ernest, Augustin, Bernard VIEVARD est né le 9 août 1909 à Graville-Sainte-Honorine (76).

Célibataire, il vit au Havre avec sa mère, 2 passage Ancel et exerce la profession de commerçant.

Le 13 février 1943, il est arrêté par la Gestapo du Havre en représailles à l'attentat à la grenade contre une colonne allemande près de l'Arsenal du Havre. Il semblerait qu’il ait été raflé dans les mêmes circonstances que Raymond Naëron, Alexandre Rio et André Gallien,  lors d’une rafle au café Le Chicago 14 rue Molière.

Après une détention à Rouen, il est interné au camp de rassemblement de Compiègne-Royallieu dans l’Oise (matricule 14 777) aux alentours du 7 mai.

« ASR » asocial, est le motif inscrit par l’occupant sur la liste de départ au Frontstalag 122.

Le 25 juin 1943, Ernest Viévard est déporté à Buchenwald avec 998 autres détenus, dans le cadre de l’opération Meerschaum, dont l’objectif est de fournir de la main-d’œuvre à la production militaire du Reich. Ernest Viévard est immatriculé 14 254 le 27 juin 1943. Sa quarantaine achevée, le 9 juillet, comme 400 Häftlinge de son convoi, il est transféré au Kommando de Karlshagen (matricule 4 944) à Peenemünde en mer Baltique où il est affecté au montage des fusées A4-V2.

Suite au bombardement de l’usine par les Alliés dans la nuit du 17 août 1943, la production est déplacée vers un site souterrain, la colline du Kohnstein, où deux tunnels ont été creusés avant-guerre pour enfouir des stocks d’hydrocarbures. C’est ainsi que le Kommando de Dora, dépendant de Buchenwald, est créé. Ernest Viévard est donc une seconde fois envoyé dans ce camp le 13 octobre 1943. Il est réimmatriculé 22 899, numéro qu’il conserve à Dora où il arrive le lendemain. Il y est enregistré comme sidérurgiste.

Le 20 novembre 1943, Ernest Viévard meurt à Dora suite à un accident ayant entraîné une rupture de la rate, selon l’acte de décès établi par les nazis.

Documents annexés : pièces des archives Arolsen

Source : Émilie Rimbot Dictionnaire des Victimes du nazisme en Normandie

Mise à jour : F. Roumeguère

 

 

SHD Vincennes

SHD CaenAC21P 547724 

Archives 762E20165

Carte CVR

Archives du collectif

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Biographie 1

Biographie 2

Liens divers

Photothèque / Documents annexes

CréditArolsen Archives

Mise à jour

BibliographieThiery L. (dir.) Le livre des 9000 déportés de France à Mittelbau-Dora, p. 2295

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