Nom et Prénom(s)BELLEC André Albert
NomBELLEC
PrénomAndré Albert
Chronologie1944
Statut- FFI
FTP
Groupes
Réseaux
UNITÉS FFL
Mouvements- DEFENSE DE LA FRANCE
BOA
Zones d'actionMorlaix
Date de naissance18/02/1921
CommuneLe Havre
Département / Pays76
LieuLe Havre - 76
Mort pour la France
Parcours dans la résistance
André Albert BELLEC était le fils de Jean Bellec, capitaine de la marine marchande, veuf et père d’un enfant. Jean Bellec épouse en secondes noces Lucienne Marie, au Havre. À peine un an plus tard, leur fils André naît le 18 février 1921, au 14 quai des casernes.
En 1944, André Bellec, célibataire, réside à Locquenolé (Finistère), où il s’est réfugié avec sa famille.
Employé au service du ravitaillement de Morlaix (Finistère), il entre en contact avec un groupe de résistance locale affilié à Défense de la France, dirigé par le maire de Locquenolé, Louis Queguiner.
Jean Queguiner, neveu de ce dernier et venant également du Havre, reçoit en début d’année une mitraillette et des grenades pour enseigner leur maniement aux résistants du groupe. Une dénonciation anonyme attire cependant l’attention des autorités sur eux.
Le 2 avril 1944, alors qu’André Bellec se trouve à une fête organisée au profit des prisonniers de guerre au restaurant « Le Bruly », à Locquenolé, la Feldgendarmerie et la Milice arrivent sur les lieux et procèdent à plusieurs arrestations pour faits de résistance et détention d’armes.
André Bellec, Jean Queguiner et Armand Roudaud, un autre résistant du groupe, sont arrêtés. D’abord interné à la prison de Morlaix, IL est transféré vers la prison de Rennes, probablement en même temps que Jean Queguiner, le 11 mai. Les autorités le conduisent ensuite à Compiègne le 26 juin, où il est enregistré sous le matricule 43 142.
Le 15 juillet 1944, André Bellec est déporté en direction de Neuengamme, où il arrive trois jours plus tard. (matricule 37 331). Il est envoyé successivement dans les KL Hamburg et KL Bremen-Osterort, avant d’être conduit à Lerbeck.
Ce Kommando, où les déportés travaillent notamment à la réparation de moteurs d’avions, est évacué le 1er avril 1945. Le jeune homme est alors transféré avec les autres détenus au camp de Wöbbelin. Dans l’après-midi du 2 mai, les troupes américaines parviennent à libérer le camp.
André Bellec, dont l’état de santé est jugé « moyen », bénéficie d’un rapatriement sanitaire, qui le conduit à Lille le 14 mai.
Il décède à Paimpol (Côtes d’Armor) le 24 mai 1999.
D'après la notice de Justine Benoit pour le Dictionnaire des Victimes du nazisme en Normandie
