Nom et Prénom(s)APPERT Raymond Paul Etienne Marie
NomAPPERT
PrénomRaymond Paul Etienne Marie
Chronologie1940
Statut- FFL
FTP
Groupes
Réseaux
UNITÉS FFL- 1ere DFL
Mouvements
BOA
Zones d'actionSomalie, Pointe des Graves
Date de naissance10/10/1902
CommuneSaint-Quentin
Département / Pays02
LieuSaint-Quentin - 02
Mort pour la France
Parcours dans la résistance
Raymond Paul Etienne Marie APPERT, fils d’un courtier en assurances, est né le 10 octobre 1904 à Saint-Quentin dans l'Aisne.
Selon Sylvain Barubé (Association des Anciens Elèves du Lycée du Havre) , il est possible que Raymond Appert ait été évacué du nord (Saintt Quentin) vers Le Havre en 1914. Il était juste en âge d’entrer au « grand » lycée du Havre (Lycée François 1er) .
Il entre à Saint-Cyr en 1925 (Promotion "Maroc et Syrie"). Officier d'Infanterie coloniale, il effectue la presque totalité de sa carrière outre-mer, notamment à l'Etat-major du commandant supérieur en Afrique équatoriale française.
Capitaine, adjoint du général Legentilhomme en juin 1940 à Djibouti, il envoie le 17 juin 1940 un télégramme au général Wavell, commandant en chef britannique, signifiant que "l'armée française à Djibouti n'accepte pas l'armistice".
Le 2 août 1940, n'espérant plus obtenir que Djibouti reste dans la guerre, il quitte la côte des Somalis avec le général Legentilhomme et le capitaine Essars pour atteindre Aden.
Il rallie immédiatement les Forces françaises libres et rejoint Londres avec le général Legentilhomme fin octobre. Comme officier d'état-major, il suit le général Legentilhomme à Khartoum où ce dernier prend le commandement des Forces françaises libres au Soudan et en Erythrée avec pour mission également de tenter de ramener les Somalis dans la guerre.
En avril 1941, le commandant Appert est envoyé avec le lieutenant-colonel Brosset et le capitaine Magendie au Somaliland pour prendre des contacts avec la Côte française des Somalis et récolter des renseignements. Il s'agit de s'avoir si le ralliement du territoire à la France libre est envisageable sans affrontement franco-français mais la mission échoue.
Raymond Appert reste sur place pour travailler en liaison avec Gaston Palewski, délégué politique et militaire de la France libre dans l'Est africain. Il est chargé de constituer et de commander un détachement des FFL de la Côte française des Somalis en liaison étroite avec les Britanniques.
Le commandant Appert s'attache alors à recruter des volontaires parmi les évadés des Somalis et d'anciens tirailleurs et miliciens du Somaliland pour mettre sur pied trois pelotons méharistes.
Promu lieutenant-colonel en juillet 1942, il est un des principaux artisans du ralliement de la côte française des Somalis en décembre 1942.
Par son action tenace, il contribue grandement au ralliement de la majeure partie de la garnison.
Le général de Gaulle lui adresse un télégramme personnel le félicitant et le nommant Compagnon de la Libération. Il organise ensuite en Afrique le régiment d'AEF et Somalis dont il prend le commandement.
Avec son régiment, il opère en France dans le cadre de la réduction des poches de l'Atlantique. Au sein de la Brigade Médoc, Raymond Appert s'empare, entre les 14 et 21 avril 1945, des villages de Saint-Vivien et de Talais, menant son unité jusqu'au dernier réduit des défenses allemandes de la Pointe de Grave (...)
Raymond Appert a fait partie de l'Association des Anciens Elèves du Lycée Du Havre (François 1er aujourd'hui). CF document Annexé ( Archives de l'Association, Sylvain Barubé).
Distinctions : Grand Officier de la Légion d'Honneur - Compagnon de la Libération - décret du 31 décembre 1942 - Croix de Guerre 1939-45 (3 citations) - Croix de Guerre des TOE - Officier de l'Empire Britannique - Officier de l'Ordre de Léopold (Belgique) - Croix de Guerre (Belgique) - Grand Officier de l'Etoile d'Anjouan - Grand Officier de l'Ordre de Ménélik- Commandeur de l'Etoile Noire (Bénin) - Commandeur de l'Ordre Royal du Cambodge - Commandeur du Million d'Eléphants - Chevalier du Nichan el Anouar
Raymond Appert est décédé le 17 avril 1973 à Saint-Mandé.
Il a été inhumé à Saint-Quentin dans l'Aisne.

