Nom et Prénom(s)FRIOT Eugène René

NomFRIOT

PrénomEugène René

Chronologie1940

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BOA

Zones d'actionLe Havre

Date de naissance04/10/1889

CommuneParis 10e

Département / Pays75

LieuParis 10e - 75

Mort pour la France15/10/1942 Auschwitz

Parcours dans la résistance

Né à Paris le 4 octobre 1889, Eugène René FRIOT, commerçant, qui tient une « épicerie – café – charbon » au 59 rue des Chantiers (ou au 71 rue des Chantiers) au Havre, était marié à Jeanne Boudehen et père de deux filles, Renée et Louise..

Il était avant-guerre adhérent au Parti radical-socialiste ; il est élu conseiller départemental du Havre en 1935 conseiller municipal du Havre de 1935 à 1940, sur la liste du radical-socialiste Léon Meyer.

Syndicaliste CGT, il préside le Comité de défense du quartier des Neiges, le quartier populaire des dockers du port. Dès 1937, il fait l’objet de poursuites pour avoir arboré un drapeau rouge à sa fenêtre. Eugène Friot rejoint le Parti communiste en novembre 1938.

Le 22 ou 23 juin 1941, il est arrêté par des agents du commissariat central du Havre, peut-être accompagnés d’Allemands (« Gestapo » ?) en même temps que Gaston Mallard.

Cette arrestation a lieu dans le cadre de la grande rafle commencée le 22 juin, jour de l’attaque hitlérienne contre l’Union soviétique. Sous le nom «d’Aktion Theoderich», les Allemands arrêtent plus de mille communistes dans la zone occupée, avec l’aide de la police française les internent au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Frontstalag 122).

Libéré le 31 juillet, il est à nouveau arrêté le 12 octobre,  incarcéré à la Maison d’arrêt du Havre, officiellement « sur ordre préfectoral ». Le 22 décembre 1941, il est transféré à Rouen (?) avec Auguste Gasrel puis est interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), (matricule 2295) administré et gardé par la Wehrmacht.

Entre fin avril et fin juin 1942, Eugène FRIOT est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande, en application d’un ordre d'Hitler.

Il est déporté depuis Compiègne le 6 juillet 1942 (convoi des 45000) à destination d'Auschwitz (matricule 45561). Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet, tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau, situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession, Eugène FRIOT se déclare comme cordonnier, probablement sur le conseil d'un détenu qui lui a dit d'indiquer une profession qui lui permettrait une affectation dans un atelier du camp. Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner à Auschwitz I (approximativement la moitié du convoi. Les autres, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks.

Eugène FRIOT meurt à Auschwitz le 2 septembre 1942 d’après le certificat de décès établi au camp d’Auschwitz et destiné à l’état civil de la municipalité d’Auschwitz (in / Death Books from Auschwitz Tome 2 p. 318).

La mention «Mort en déportation» est apposée sur son acte de décès paru au Journal Officiel du 21 novembre 2009, qui porte toujours une date inexacte (15 septembre 1942) ou encore le 15 octobre 1942 selon son état-civil.

Eugène Friot n’est pas référencé au Shd de Vincennes.

Mémoire : son nom est inscrit sur le Monument Résistance et déportation - Stèle 59 rue des Chantiers au Havre - Rue et stade Eugène Friot (quartier des Neiges) - Son nom figure également sur le monument commémoratif du Parti communiste français situé 33 place du Général de Gaulle à Rouen.

Documents annexés : Etat-civil (S. Baudouin) - Stèle Eugène Friot (dossier CM2, crédit Françoise Amiel-Hébert) - Eugène Friot, déporté (Mémoire Vive) -  Plaque de la rue Eugène Friot (F. Tocqueville)-AC 21 P 452300 (David Fouache)

biographie Claudine Cardon-Hamet Blog Politique Auschwitz 

Biographie Mémoire vive 

Catherine Voranger Dictionnaire des Victimes du nazisme en Normandie

SHD VincennesNon référencé

SHD CaenAC 21 P 452 300

Archives 76

Carte CVR

Archives du collectifLes Visages des martyrs, IHS 76 -UL CGT Le Havre 2015 (P. Lebas) - Inventaire des stèles (F. Amiel)

Archives municipalesCote 94Z155 - Cote 94Z155 - Fonds contemporain L1527 et L1 56

Biographie 1

Biographie 2

Liens divers

Photothèque / Documents annexes

Crédit© IHS 76 - UL CGT Le Havre

Mise à jour04/10/2021

Bibliographie

Décorations

PhotosPhotos