Nom et Prénom(s)BOTHOREL Jean Laurent
NomBOTHOREL
PrénomJean Roland André
Chronologie1944
Statut- FFI
- DIR
FTP
Groupes
Réseaux
UNITÉS FFL
Mouvements
BOA
Zones d'actionSeine et Marne
Date de naissance28/05/1924
CommuneLe Havre
Département / Pays76
LieuLe Havre - 76
Mort pour la France25/08/1944 Excuté à Chelles (77)
Parcours dans la résistance
Né au Havre le 28 avril 1924, Jean Roland André BOTHOREL, fils de Jean-Marie Bothorel et son épouse Odette née Legallais. Il est en 1944 Sergent F.F.I. du groupement de Chelles (77).
Dans les jours qui précédèrent la libération de Chelles par les troupes américaines (27 août 1944) des affrontements se produisirent entre résistants et troupes allemandes en retraite.
Maitron : Le 24 août, « Dans l’après-midi, les groupes de résistants engagèrent le combat à la caserne Sainte-Bathilde et dans la vaste gare de triage de Chelles que les troupes allemandes tentaient de miner pour la mettre hors d’usage. Plusieurs soldats allemands et une douzaine de travailleurs civils (allemands et italiens) furent faits prisonniers. Vers 16 heures un violent accrochage se produisit près de la mairie et du commissariat de police opposant un détachement allemand à un groupe de FFI locaux, entraînant pour l’unité allemande deux tués et plusieurs blessés. »
Le 25 août « les autorités allemandes de Meaux ayant appris que des prisonniers étaient détenus à Chelles donnèrent mission au sous-préfet de Meaux de négocier leur libération menaçant de violentes représailles la ville en l’absence d’une libération immédiate. Le sous-préfet ayant pu interroger les prisonniers, seuls les militaires choisirent de regagner sous son contrôle leur unité, les travailleurs civils préférant rester. Malgré la promesse obtenue d’une absence de représailles, dans l’après-midi, des éléments du 273ème Régiment d’Infanterie, venus de Meaux, investirent la ville tirant au hasard, s’ouvrant un passage à travers les maisons à l’aide des blindés et s’emparant de la mairie. Le maire Charles Schlosser qui protestait auprès de l’officier commandant la troupe du non-respect des promesses faites fut arrêté. Une trentaine d’otages raflés, manifestement pour certains au hasard dans les rues (dont un groupe de très jeunes gens), fut regroupée dans le parc de la mairie. 13 d’entre eux FFI et civils, âgés de 16 à 51 ans furent exécutés au pistolet mitrailleur et à la grenade. L’un d’entre eux survécut à cette exécution".
Jean Bothorel figurait parmi ces victimes.
Jean Bothorel a été homologué FFI, DIR (interné résistant) et a été reconnu Mort pour la France.
Distinction : Médaille de la Résistance française à titre posthume (1961).
Mémoire : son nom est inscrit sur le Monument Résistance et déportation au Havre - Monument "à la gloire de la Résistance" et "à la mémoire des victimes du nazisme «dans le parc de la mairie à Chelles - Plaque sur le mur de la mairie de Chelles comportant également le nom de ces victimes regroupées avec celles du massacre de la cascade du Bois de Boulogne.
Variante d'état-civil relevée dans les sources : né le 28 mai 1924 (second dossier Résistant du Shd au nom de Jean Laurent Bothorel né au Havre).
Documents annexés : pièces du dossier AC 21 P (archives D. Fouache)
Liens externes :
Dictionnaire des victimes du nazisme en Normandie



