Nom et Prénom(s)BELLENGER Léon Adrien
NomBELLENGER
PrénomLéon Adrien
Chronologie1941
Statut- DIR
FTP- FTP
Groupes
Réseaux
UNITÉS FFL
Mouvements
BOA
Zones d'actionLe Havre
Date de naissance07/06/1907
CommuneTancarville
Département / Pays76
LieuTancarville - 76
Mort pour la France18/09/1942 à Auschwitz
Parcours dans la résistance
Né à Tancarville (76) le 7 juin 1907, Léon Adrien BELLENGER, fils de Séraphin René et de Marie Clémence Désirée Trinquier, était marié à Marie Recher, et père de 5 enfants âgés de 4 à 12ans en 1942.
Docker, il est domicilié 5 rue des Sapins (ou sente des Hommes-d’Armes) à Sainte Adresse, et était membre du réseau FTP.
Syndicaliste à la CGT, il vendait le journal L’Humanité avant la guerre. Mais depuis la signature du pacte germano-soviétique et la déclaration de guerre à l’Allemagne, le Parti communiste est interdit. Aussi, le militant passe-t-il en clandestinité et continue à distribuer les tracts transmis par Marcel Couillard avec Maurice Vernichon
Le 27 janvier 1941, Léon Bellenger est arrêté à son domicile par quatre agents de la Gestapo en civil, en même temps que Marcel Couillard, et Maurice Granjon, du Havre, pour diffusion d’écrits communistes.
Pris dans la même affaire, Maurice Vernichon, du Havre, est arrêté quatre jours plus tard à Bordeaux où son travail l’a amené.
Léon BELLENGER est condamné le 19 mars par le tribunal correctionnel du Havre à 13 mois de prison, pour « distribution de tracts antiallemands et danger pour la sûreté nationale ». ( « distribution de tracts dans les queues de ravitaillement »).
À sa levée d’écrou, bien que libérable, les autorités françaises le remettent à la Feldgendarmerie le 27 février 1942 pour être conduit en tant qu’otage au camp allemand de Compiègne (matricule 3 641).
Il est déporté politique le 6 juillet 1942 (convoi dit des 45000 composé d’un millier de communistes et de syndicalistes CGT et d’une cinquantaine de juifs., de Compiègne à Auschwitz (matricule 45223).
Le 13 juillet, après les cinq premiers jours passés par l’ensemble des "45000" à Birkenau, Léon BELLENGER figure dans la moitié des membres du convoi ramenée au camp principal (Auschwitz-I) après l’appel du soir.
Son nom figure sur une liste de détenus affecté au Block 4. Le 14 et le 27 août, il est inscrit sur un registre du Block 20 (maladies contagieuses) de l’hôpital d’Auschwitz-I où il décède le 18 septembre 1942, d’après les registres du camp (Mémoire vive).
La mention “Mort en déportation” a été apposée sur son acte de décès (J.O. du 30-08-2007).
Mémoire : son nom est inscrit sur le Monument Résistance et déportation du Havre - Impasse Léon Bellenger au Havre. Son nom figure sur le monument aux morts de Sainte-Adresse . Il est également honoré sur le monument commémoratif du PCF place du Général De Gaulle à Rouen.
Documents annexés : pièces du dossier AC 21 P (lettre de Mme Bellenger à Monsieur de Brinon en date du 28 octobre 1942 - attestation de Louis Eudier).
Dictionnaire des Victimes du nazisme en Normandie (Catherine Voranger)




