Annuaire des Havrais en Résistance(s)

© Archives Munipales Le Havre
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ROBINET Jean Louis

Chronologie : 1941

Statut : 
  • FFC
  • FFI
Groupes : 
  • France Avant Tout
Réseaux : 
  • HAMLET BUCKMASTER
  • L'HEURE H
Zones d'action: Le Havre , Montivilliers

Date de naissance: 15/08/1918  à Tours (37)

Parcours dans la résistance :
 

Né le 15 aout 1918 à Tours (37), Jean Louis André Georges ROBINET, était chef d'entrepôt de transport automobile, domicilié 33 avenue de la Liberté à Sanvic.

Durant l’Occupation, il était d'abord établi à Vierzon, où il opère dès 1941 du trafic de courrier et facilite le passage en zone libre d’officiers français, dont un officier supérieur, en collaboration avec le colonel Deveaux.

Echappant de peu à l’arrestation, il gagne Le Havre où il intègre le réseau L'Heure H (matricule 213) en février 1942 dans le groupe trentainier de Sanvic Sous les ordres de Georges Maguin, il opère du Renseignement sur les mouvements de troupes et à l’usine BCAN Schneider. Entré comme chauffeur à l’usine Calberson, il fournit des renseignements sur le trafic ferroviaire et participe à des sabotages de wagons.

Après des arrestations survenues au sein de L’Heure H, il prend en mains la fabrication de pièces d’identité et de faux divers.
Il est arrêté à la suite d’un attentat contre un officier de la Kriegsmarine, dont il a accidenté la voiture au coin des rues Victor Hugo et de Paris. Après avoir été libéré par la Feldegendarmerie, il est maintenu en détention sur la dénonciation de René Link, interprète. Relâché, puis de nouveau inquiété par la Gestapo, il doit quitter Le Havre et gagne Rouen.

Il est affilié au réseau Hamlet Buckmaster en août 1943 comme sous-lieutenant et sert d’agent de liaison entre Robert Salgues et André Pittors, ingénieur TPE du Port du Havre, et le 2e Bureau de Rouen. Pendant ce temps le contact fut conservé avec Le Havre et son activité marcha de front entre les deux villes.

En aout 1943, il fonde son propre Groupe, nommé France Avant Tout qui compte quinze hommes en février 1944 , et il prend pour alias T56.

Début janvier 1944, au cours d’un voyage en voiture entre Le Havre et Rouen, il est arrêté par une patrouille allemande. Après avoir forcé un barrage à Tancarville. Malgré la garde de deux sentinelles, il réussit à s’évader à bord de sa voiture, en compagnie du camarade qui l’accompagnait.

De mars à juin 1944, il relève dans toute la région de Rouen des plans de Blockhaus et pistes d’atterrissage qui furent transmises au S.R.

Dans la perspective des combats de la Libération, entre avril et juin 1944, Claude de Beaumont, chef du Groupe U55 et Jean Robinet décident de fusionner leurs groupes sous le nom de "France Avant Tout".
Ils commencent leur recrutement, et organisent des sections composées de trois groupes de cinq hommes. Les effectifs nominaux sous le commandement de Jean Robinet passent de 158 en juin 1944 à environ 500 hommes à la Libération (350 identifiés pour U 55 dans l’Annuaire des Résistants).
Leur organisation est séparée en deux secteurs : Jean Robinet prend en mains le secteur France Avant Tout au Havre et Claude de Beaumont, celui de U55 sur le secteur de de Montivilliers.
En septembre 1944, des groupes issus de l'Heure H intégrèrent les rangs des FFI du Lieutenant Robinet, sous les ordres du commandant Charles Henri Loisel. Selon Brigitte Garin, ces derniers placèrent des combattants au Cercle Franklin et à la Bourse.

Bien que blessé aux premières heures des combats en septembre 1944, Jean Robinet poursuit son commandement, fait de nombreux prisonniers et inflige des pertes à l’ennemi.
Il organisa le premier cantonnement volontaire d’environ 100 hommes, d’où partaient des sections chargées du nettoyage du Port du Havre, ainsi que la première infirmerie militaire.
Après la Libération, ces deux sections passèrent dans les effectifs du 7e Bataillon de Marche de Normandie (129E R.I.), engagé dans la campagne contre l’Allemagne.

Jean Robinet a été homologué FFC (1943) et FFI (1944) et était titulaire de la carte CVR (1958).

Distinction : Croix de Guerre avec Etoile d’argent.

Citation à l'ordre de la division : "ROBINET Jean Lieutenant FFI. Commandant sa compagnie d’un allant remarquable, ayant mené ses hommes avec énergie au cours des opérations de la Libération de Havre ; faisant de nombreux prisonniers et infligeant de lourdes pertes à l’ennemi".

Jean ROBINET est décédé le 19 septembre 1949 et a été inhumé au cimetière de Sanvic.

Mémoire : Rue Jean Robinet au Havre (photographie François Tocqueville) .

Variante d'état-civil relevée dans les sources : son nom figure comme "ROHNER" sur la liste GR18P26, domicilié 20 rue Clémenceau à Sanvic (B. Garin).

Rédacteurs : Florence Roumeguère, d'après les informations de Brigitte Garin et le compte-rendu d'activité

Document annexé : rue Jean Robinet (François Tocqueville) - sépulture au cimetière Sainte Marie (Pierre Lebas)


Carte du Combattant Volontaire de la Résistance (CVR): 06/03/1958

Service Historique de la Défense (SHD) : 
Vincennes : GR 16 P 51532 et GR 18 P260
Caen: 

Archives départementales : 
8 J 4 et 3868 W
Archives du collectif : 
Dossier de demande de CVR (D. Fouache) -Archives FAT (M . Baldenweck) - Fichier CVR Adsm (M Baldenweck) - Archives L'Heure H (B. Garin) - La Résistance au Havre de 1940 à septembre 1944. Rodrigue Serrano, mémoire de Maitrise, Université de Rouen, 1999 (JH Caillard) - Inventaire manuscrit des rues 1994 (F. Amiel)
Archives municipales : 
Dossier Bio - Cote 94Z155 - Groupement Jean Robinet Cote 40Z1

Bibliographie :  Une famille normande dans la tourmente nazie. Vie et mort du réseau de résistance Salesman. Brigitte Garin, Wooz éditions, 2020 - Le casque anglais. Le Havre 1936-1944. Francis Fernez, Editions Bertout, 2004.



Crédit Photo de la notice :  © Archives Munipales Le Havre


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Fiche mise à jour le:  14/10/2022

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