Annuaire des résistant(e)s du Havre
© Pierre Mabille- Geneanet
Mauger Pierre Georges Robert
- HELPER
- JUSTE
Date de naissance: 30/06/1914  à Le Havre (76)
 
Pierre Georges Robert MAUGER, né 42 rue Victor Hugo au Havre le 30 juin 191, assureur-conseil aux bureaux du Havre de la Mutuelle du Mans.
Durant l’Occupation, il eut une activité de Helper et fut reconnu Juste Parmi les Nations.
En 1942, contacté au Havre par son amie Gabrielle La Joye, Pierre Mauger accepta de lui venir en aide pour faciliter le passage en zone libre de deux parachutistes, Cornell et Embury, qui n'avaient pu rembarquer à l'issue du raid allié de février sur Saint-Jouin de Bruneval, et qui étaient cachés à Pierrefiques (76). Cependant, sans doute lassés d’attendre, le frère de Gabrielle, Maurice La Joye et son épouse, décidèrent de les convoyer eux-mêmes jusqu’à la ligne de démarcation mais ils furent arrêtés à Paris le 9 mars 1942 et déportés.
Pierre Mauger se marie le 16 septembre 1947 à avec Madeleine Marie Ferrand.
Il est décédé le 15 octobre 2003 à Montivilliers et a été inhumé au cimetière Sainte-Marie : Division 09 - Rang NORD - Emplacement 15 (concession perpétuelle).
Arbre généalogique de Patrick Mabille
Elisabeth et son fils Pierre MAUGER, Justes Parmi les Nations
Durant l’Occupation, Pierre Mauger et sa mère Elisabeth ont caché au domicile de cette dernière deux enfants d’origine juive, Pierre et Paul Gecils.
Voici leur histoire :
Rachmiel Gécils, lituanien immigré en France en 1933, travaillait comme peintre d'enseignes et peintre en bâtiment à Paris. Il y rencontre et épouse sa femme Laja en 1938. Leur fils Pierre naît en décembre 1941. Rachmiel Gécils parvient à se fabriquer de fausses cartes d'identité et trouve du travail chez M. Delage, entrepreneur et résistant. Prévenus à l'avance, les Gécils parviennent à échapper à la rafle massive des Juifs, en juillet 1942. Leur fille Paule nait en juin 1943. Une nuit de mars 1944, en rentrant chez eux, ils trouvent leur appartement scellé et apprennent que la police était venue plus tôt pour les arrêter. Gécils se tourne vers son patron, Delage, qui contacte immédiatement son compatriote résistant Jacques Prévost et lui demande d'aider la famille Gécils.
Jacques Prévost dessinateur dans un cabinet d'architectes, son épouse Gisèle et leurs deux enfants, domicilié à Boulogne-Billancourt mirent à la disposition de la famille Gécils une chambre de bonne au dernier étage. Ils tentèrent d'envoyer les enfants Pierre et Paule dans des familles d'accueil ou des institutions catholiques pour les mettre en sécurité, mais leurs efforts échouèrent. Les bombardements aériens accrus contre le complexe industriel Renault situé non loin de leur résidence rendaient la zone dangereuse. Gisèle Prévost partit vivre avec ses deux enfants chez des parents à la campagne.
Pendant ce temps, Jacques parvint, avec l'aide d'amis résistants, à trouver une autre cache pour Pierre et Paule, auprès d'Elisabeth et Pierre Mauger.
Pierre Mauger, vendeur d'assurances, vivait avec sa mère Elisabeth à Trouville-Alliquerville (Seine-Maritime), petite commune proche du Havre. Mère et fils présentaient Pierre et Paule aux visiteurs comme des membres de leur famille et les traitaient comme tels. Les Mauger s'occupèrent des enfants malgré les violents combats qui eurent lieu dans la région, entre Allemands et Alliés, lors de la bataille de Normandie.
Pendant ce temps, Rachmiel, qui avait créé de nouveaux documents d'identité pour lui et sa femme, se réfugièrent dans une nouvelle cachette, tout en continuant de travailler pour Delage. Après la Libération, les enfants ont retrouvé leurs parents. Quelques années après la guerre, la famille Gécils déménagea au Brésil et le contact avec ses sauveteurs fut perdu. En 2006, Paule, alors installée à Paris, a renoué avec différents membres des familles de ses sauveteurs. Le 27 février 2008, Yad Vashem a reconnu Jacques et Gisèle Prévost, ainsi que Pierre Mauger et sa mère, Elisabeth, comme Justes parmi les Nations.
Pendant ce temps, Rachmiel, qui avait créé de nouveaux documents d'identité pour lui et sa femme, l'a emmenée dans une nouvelle cachette. Pendant tout ce temps, Gécils continue de travailler pour Delage. Après la Libération, les enfants ont retrouvé leurs parents. Quelques années après la guerre, la famille Gécils déménagea au Brésil et le contact avec ses sauveteurs fut perdu. En 2006, Paule, alors installée à Paris, renoue avec différents membres des familles de ses sauveteurs. Le 27 février 2008, Yad Vashem a reconnu Jacques et Gisèle Prévost, ainsi que Pierre Mauger et sa mère, Elisabeth, comme Justes parmi les Nations.
Vincennes : GR 16 P 404878 (sous réserve : sans état-civil)
Crédit Photo de la notice :  © Pierre Mabille- Geneanet
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Fiche mise à jour le:  24/11/2024


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