Annuaire des résistant(e)s du Havre
© Base Leonore
SORET Louis Georges
- FFC
- DIR
- HELPER
- Jean
- SAINT JACQUES
- ZERO FRANCE
Date de naissance: 27/10/1891  à Le Havre (76)
 
Né le 27 octobre 1891 au Havre, Louis Georges SORET, médecin, domicilié 23 rue du Maréchal Joffre,
De 1940 à 1942, Louis Soret aide des soldats anglais restés en France, qu'il dirige vers l'Espagne. Il permet également l'exemption d'un centaine de jeunes au STO en falsifiant leurs dossiers médicaux.
Il devient membre du réseau de renseignement Zéro-France en octobre 1942, (attestation du Colonel Dulac, chef du service de la France combattante (1945) et attestation du capitaine Charles Woeste, chargé par le gouvernement belge de la liquidation des réseaux belges de France (1950).
Zéro France était un réseau belge, subordonné à la Sûreté de l'Etat belge, spécialisé dans le renseignement militaire, en particulier sur les V1 et les V2, ainsi que sur les transports par chemin de fer. Il a compté 979 agents dans ses rangs.
Par ailleurs membre du groupe Jean (Andreani), Louis SORET est affilié au réseau Saint Jacques en juin 1944.
Ce réseau créé en 1940 par le lieutenant-colonel Maurice Duclos dépendait du BCRA (services secrets de la France Libre à Londres). Sa centrale était basée à Paris et ses principaux sous-réseaux en région parisienne, le Nord, la région côtière, Rouen et la Seine Inférieure. Sa mission principale fut la recherche de renseignement d'ordre militaire, politique et économique et accessoirement la préparation militaire à l'action : c’est à Félix Brunau alias Nardan, que Maurice Duclos confia le soin de créer des groupes d’action destinés à créer un climat d’insécurité autour des troupes allemandes. Brunau implanta le sous réseau Nardan au Havre qui compta plus de 70 havrais dans ses rangs.
Louis SORET est arrêté en tant que personnalité-otage le 12 juin 1944 et déporté par le convoi de Compiègne du 15 juillet 1944 au KL Neuengamme (matricule 37 554)
Prominent selon la terminologie allemande, il reste au camp central et n’est pas soumis au travail forcé. Dans le Block où elles sont regroupées, les personnalités-otages s’inventent une vie culturelle. Si leurs conditions s’avèrent moins dure que celles des autres déportés, les hommes souffrent néanmoins de la sous-alimentation. La Croix-Rouge suédoise évacue tous les otages en car le 12 avril 1945.
Louis Soret est conduit le 15 avril au camp de Theresienstadt et hébergé dans la forteresse du camp, jusqu'au 27 avril. Il est ensuite transféré au camp de Brezani, près de Prague, où il est détenu du 1er au 8 mai 1945.
Il est libéré dans la nuit du 8 au 9 mai 1945 par les maquisards tchèques. Vu sa qualité de personnalité-otage, il est rapatrié en avion le 18 mai 1945 et transite par le centre d’accueil Lutetia.
Louis SORET a été homologué FFC et DIR et était titulaire de la carte CVR (1952).
Distinction : Commandeur de la Légion d'Honneur - Médaille de la Résistance française (1946).
Louis SORET est décédé le 12 janvier 1976 au Havre (sépulture non identifiée).
Mémoire : Rue du Docteur Soret au Havre près de l’hôpial Flaubert et Pavillon Flaubert dédié à la rééducation.
Variante d'état -civil relevée dans les sources : nom Sorret (CVR), né le 27 octobre 1891 (Shd).
Documents annexés : Pièces du dossier Léonore - Plaque de la rue Louis Soret (F. Tocqueville) - Portrait (Onacvg 76)
Chantal Cormont Dictionnaire des Victimes du nazisme en Normandie
Légion d'honneur
Médaille de la résistanceVincennes : GR 16 P 553021 et GR 16 P 553002
3868 W
Liste FFC 76 établie par Jean Thomas (M. Baldenweck) - Fichier CVR ADSM (M. Baldenweck) - Fichier DIR Fndirp 76 (M Baldenweck) - Listing FMD (M. Baldenweck) - Liste 76 des Médaillés de la Résistance française (M. Baldenweck)
Cote BIO17 - Cote SEI066 (Dictionnaire biographique, industriel et commercial de Seine Maritime)
Crédit Photo de la notice :  © Base Leonore
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Fiche mise à jour le:  17/05/2025





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