Annuaire des résistant(e)s du Havre
© Claudine Cardon-Hamet- Blog Politique Auschwitz
RICHARD Louis Auguste Joseph
- FFI
- DIR
- FTP
Date de naissance: 18/12/1900  à Cherbourg (50)
 
Né à Cherbourg (50) le 18 décembre 1900, Louis Auguste Joseph RICHARD travaillait comme métallurgiste, monteur à l’usine des Tréfileries et Laminoirs du Havre -"les Tréfils", boulevard Sadi-Carnot.
Il était domicilié 76, boulevard Sadi-Carnot à Graville.
En 1940, avec Louis Eudier, il créé un syndicat clandestin en se servant comme couverture du syndicat « légal », autorisé jusqu’en 1941.
Louis Eudier : « A la suite de la drôle de guerre, les soldats (…) rendraient chez eux. Tous ces camarades n’avaient pas droit au chômage. Avec eux nous avons organisé une manifestation pour obtenir des allocations d’attente. (…) C’est vers le mois d’août 1940 que nous avons enfin été reçus par le sous-préfet du Havre, un nommé Perrier (…) Il nous annonça qu’une allocation d’attente serait versée aux démobilisés. Notre délégation était composée de Richard, ancien délégué du TLH, Panel, ancien délégué des modeleurs et moi-même ancien secrétaire du syndicat des métaux »
Louis Richard fut membre du 1er groupe de l'Organisation Spéciale du Havre, créée en avril 1941. Les premières actions des groupes de l'OS sont de s'attaquer aux librairies allemandes et vichystes et aux bureaux de placement allemands.
Louis Richard intègre la Compagnie FTP du Havre qui se crée en octobre 1941.
Le 9 (ou le 12) juillet 1941, la Gestapo l’arrête en même temps que plusieurs responsables du Syndicat des Métaux, dont Louis Eudier et Eugène Thépot, et le conduit à la prison Bonne-Nouvelle de Rouen.
Il est transféré le même mois au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise – 60), administré et gardé par la Wehrmacht (Frontstalag 122 – Polizeihaftlager).
A Compiègne, Louis Richard fait partie de l’organisation communiste clandestine dans un groupe de trois (triangle) de Seine-Inférieure, avec Louis Eudier qui vient d’adhérer au Parti communiste et Gaston Mallard. Là, Georges Cogniot, dirigeant du parti communiste clandestin, et premier interlocuteur de la direction allemande du camp, le fait désigner aux cuisines pour contribuer à distribuer des portions équitables.
Dès le 8 décembre 1941, Louis Richard figure sur une liste de 28 communistes à « transférer vers l’Est », établie par la Feldkommandantur de Rouen.
Il est déporté à Auschwitz par le convoi de compiègne du 6 juillet 1942 dit des 45000 (matricule 46053).
Le 13 juillet, après cinq jours passés par l’ensemble des hommes au KL Birkenau, Louis Richard se trouve dans la moitié des membres du convoi qui est ramenée au camp principal d'Auschwitz-I.
Plus tard, il est admis au Block 21a de l’hôpital d’Auschwitz.
Il meurt à Auschwitz le 8 août 1942 (Bddm) ou le 9 aout 1942 (Mémoire vive).
Il a été homologué FFI et DIR et était titulaire de la carte CVR (1959).
Distinction : Médaille de la Résistance (17/05/1961)
Mémoire : Rue Louis Richard - Stèle 68 bd Jules Durand au Havre. -Plaque devant l'usine des Tréfileries.
Documents annexés : article du Fonds Legoy (Archives Municipales Le Havre) - plaque de rue (François Tocqueville) - Plaque (P. Lebas)
Médaille de la résistanceVincennes : GR 16 P 509608
3868 W
Archives FTP - FFI (D. Fouache) - Fichier CVR Adsm (M. Baldenweck) - Ordre de bataille du secteur FTP du Havre 41-44. Anacr, Maison des syndicats (P. Lebas) -Les Visages des martyrs, IHS 76 -UL CGT Le Havre 2015 (P. Lebas) - Inventaire des stèles et inventaire manuscrit des noms de rue (F Amiel)
Cote 94Z155 - cote 115Z13
Crédit Photo de la notice :  © Claudine Cardon-Hamet- Blog Politique Auschwitz
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Fiche mise à jour le:  29/11/2024



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