Annuaire des résistant(e)s du Havre
© Col. Arolsen archives
HARDOUIN Maurice Marie Victor
- FFI
- DIR
- MLN
Date de naissance: 23/03/1912  à Le Havre (76)
 
Né au Havre le 23 mars 1912, fils de Marie Gaston Hardouin et de Marie Herouard son épouse, Maurice Marie Victor Hardouin épouse Charlotte Tocqueville à Paris 8e le 23 mars 1912. Il était alors menuisier.
Il est mobilisé à Cherbourg en aout 1939 et fut affecté à la défense aérienne de Paris. Il retourna ensuite à Cherbourg, fut fait prisonnier et interné au camp d’Agneaux à Saint Lô, dont il évade en septembre 1940.
Il est ensuite domicilié place du Marché Saint Pierre à Paris 1er. Il intègre les F.F.I. le 20 février 1944 sous les ordres du colonne Paul Massebiau, lieutenant-colonel de réserve, chef des FFI du 1er arrondissement, et ses états de service au sein du groupe M.L.N. du 1er arrondissement de Paris comptent de février1944 au 13 aout 1944, date de son arrestation.
Suite à un attentat contre quatre allemands dans l’après-midi du 11 aout 1944 auquel il participe avec d’autres camarades, il est arrêté le 13 aout rue Croix des Petits Champs et conduit rue des Saussaies à Paris.
Il est torturé « au 4e étage pendant deux heures, sous les yeux de sa sœur Geneviève, arrêtée et déportée elle aussi, au camp de Ravensbruck » (témoignage de son épouse).
Maurice Hardouin est interné brièvement à Fresnes et est déporté le 15 ou le 16 aout 1944 depuis la Gare de Pantin pour le K L. Buchenwald où il arrive le 20 août après être passé par Weimar.
Il est transféré au KL Mittelbau-Dora le 8 septembre 1944, sous le même matricule que celui de Buchenwald : n° 78198.
Il fut quelque temps plus tard affecté au Kommando d’Ellrich dépendant du camp de Dora. Ellrich était t constitué des bâtiments abandonnés d'une fabrique, avec un vaste terrain en friche, au sud de la ligne de chemin de fer de Herzberg à Nordhausen, à hauteur de la gare de la petite ville d'Ellrich. Entre mai et septembre 1944, on y évacue des milliers de détenus pour travailler sur des chantiers dépendants du "Sonderstab Kammler", qu'il s'agisse du creusement de galeries souterraines ou de tous les travaux de génie civil en surface.
Puis Maurice Hardouin est transféré au kommando de Nordhausen : son nom figure sur la liste des 1065 déportés composant le convoi Ellrich-Nordhausen du 3 mars 1945.
Ce convoi était composé en grande partie de malades de l’infirmerie « block-schonung », toutefois, le nom de Maurice Hardouin comporte la mention « By » et non celle de « décédé ».
Nordhausen était situé à quelques kilomètres du camp de Dora, au service d'entreprises de la ville. Les détenus furent logés pendant un mois, à la Boelcke Kaserne de Nordhausen où l’on regroupe de plus en plus, en 1945, des détenus inaptes au travail, extraits d'autres kommandos, comme celui d'Ellrich.
La date officielle du décès de Maurice Hardouin indique le 3 mars 1945, date de son transfert en convoi à Nordhausen, puisqu’aucune information ultérieure n’a pu être retrouvée à son sujet.
Quelques hypothèses ont cependant été formulées, sans certitude :
La ville de Nordhausen fut bombardée les 3 et 4 avril 1945, et selon un feuillet de renseignements établi au nom de Maurice Hardouin, l’administrateur Renard relève que ce bombardement fit de nombreuses victimes parmi les détenus venus d’Ellrich.
Dans son dossier Résistant (Shd Vincennes), Madame Hardouin mentionne le témoignage d’un détenu, indiquant que son mari serait revenu au kommando d’Ellrich le 1er avril 1945, où il aurait été « exterminé au lance-flammes vers le 5 avril ». Le nom de son auteur ne figure cependant pas dans le dossier, ni le document d’origine de ce témoignage.
De rares pièces du dossier DIR de Maurice Hardouin (Sh Caen), mentionnent le nom de Bergen Belsen, sans autre précision. On sait qu’un transport fut formé de Nordhausen vers Bergen-Belsen le 6 mars 1945, et qu’aucun de ceux qui le formèrent ne revint de déportation. Cependant, une autre pièce du même dossier précise qu’aucune trace ni mention de Marcel Hardouin n’a pu être retrouvée en lien avec Bergen-Belsen.
Maurice Hardouin a été homologué FFI et DIR et a été déclaré Mort pour la France
Distinction : Médaille de la Résistance française à titre posthume (1959).
Rédacteur : F. Roumeguère
Documenst annexés : Pièces du dossier GR 16P 285742 (Isabelle Duhamel) et AC 21 P 461586 (David Fouache)
Médaille de la résistanceVincennes : GR 16 P 285742
Liste 76 des Médaillés de la résistance (M. Baldenweck) - GR 16 P 285742 (I. Duhamel) - AC 21 P 461 586 (D. Fouache)
Crédit Photo de la notice :  © Col. Arolsen archives
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Fiche mise à jour le:  24/11/2024


















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