Annuaire des résistant(e)s du Havre
Archives AD Rouen
CHICOT épouse Duromea André, Marguerite Andrée Noella
- DIR
- FTP
Date de naissance: 31/12/1914  à Bolbec (76)
 
Née à Bolbec (76) le 31 décembre 1914, Marguerite Andrée Noella CHICOT, plus connue sous le prénom de Noella s'était mariée à André Duroméa le 11 septembre 1936 au Havre et ils étaient les parents d'une fille, Monique et en 1940, ils résident 8 rue Angammare, à Sanvic. Marguerite était secrétaire-dactylo de profession .
Elle avait intégré les FTP en mars 1943, elle assiste son mari et héberge des des camarades résistants clandestins, dont Marceau Flandre et Jean Hascoet. Le domicile familial abrite un dépôt d’armes et stocke des tracts. Le 25 février 1943, son beau-père, Eugène Duroméa , est arrêté, suspecté de propagande communiste. Un mois plus tard, André Duroméa prend la fuite, ayant été dénoncé.
Elle est arrêtée le 22 mars ou le 23 (fichier de Brinon) 1943, vers 10 heures du matin à son travail, à l’Energie électrique, 2 rue Léon Gautier au Havre.
Elle est arrêtée comme otage, en raison des responsabilités de son mari dans les FTP. Elle est torturée lors de sa détention.
Elle est incarcérée à la prison du Havre puis à Rouen, le 1er avril. De là, elle est transférée le 22 avril au fort de Romainville, le camp d’internement des femmes en vue de leur déportation, (matricule 2 174), puis elle est trasnférée au camp d Compiègne le 22 avril.
Marguerite CHICOT est déportée le 27 avril 1943 au KL Ravensbruck (matricule 19449).
Le 13 février 1944, elle est affectée au kommando Lublin-Majdaneck (situé en Pologne au sud-est de Varsovie, à deux kilomètres au sud de Lublin, près du village de Majdaneck et mis en service en octobre 1941. Comme celui d'Auschwitz, il s'agit d'un camp mixte : vaste KL à l'origine, il devient rapidement un camp d'extermination. 247000 détenus sont passés par ce camp. Des convois de déportés malades venant de Buchenwald, Dora, Ravensbrück, Sachsenhausen sont envoyés à Lublin début 1944 et subissent des "sélections" allant jusqu'à 100 % d'extermination.
Marguerite CHICOT revient ensuite au KL Ravensbruck (matricule 36383) et est affectée au kommando Leipzig avec le matricule 3754 (différents kommandos dépendent du KL Buchenwald à Leipzig : ceux de Thekla, de Markkleeberg ou de Schönefeld pour les femmes).
Marguerite Chicot est libérée le 23 avril 1945 à Polenz et est rapatriée à l'hôtel Lutetia à Paris.
Elle a été homologuée DIR et était titulaire de la carte CVR (1957).
Marguerite Chicot est décédée le 20 novembre 2011 à Caen (14).
Document annexé : extrait du fichier de Brinon (M. Baldenweck)
Brigitte Garin, Dictionnaire des Victimes du nazisme en Normandie
Vincennes : GR 16 P 128484
3868 W
Fichier CVR ADSM (M. Baldenweck) - Extrait du fichier de Brinon (M. Baldenweck)
Cote 115 Z 7
Bibliographie :  Cité dans : Le promeneur des non-lieux, Claude Malon, Edition des falaises, 2020
Crédit Photo de la notice :  Archives AD Rouen
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Fiche mise à jour le:  13/08/2025


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